Étude sur les oiseaux : architecture des nids / par M. F. Lescuyer [book]

Jean-François Lescuyer
1875 unpublished
centrale d'Agriculture de France, ayant accueilli cet ouvrage, l'a envoyé k l'examen de sa section des sciences naturelles, composée de MM. Brongnard, de Quatrefages, Blanchard, Daubrée, tous membres de l'Institut et de M. Milne Edwards, membre de l'Institut, doyen de la faculté des sciences, administrateur et professeur de zoologie au muséum d'histoire naturelle. Conformément aux conclusions d'un rapport fait au nom de cette section, par M. Milne Edwards, une médaille d'argent a été accordée à
more » ... nt a été accordée à M. Lescuyer. Elle lui a été remise par M. de Meaux, ministre de l'agricultupe et du commerce, dans la séance publique annuelle du 27 juin 1875. EXTRAIT DU RAPPOET DE M. MILNE EDWARDS. « M. Leseuyer passe la plus grande partie de sa vie à la cam-« pagne, le spectacle de la nature lui inspire im vif intérêt, et il a « compris de bonne heure que la connaissance des harmonies natu-« relies est utile au cultivateur, non moins qu'au philosophe. Il a « compris également, que pour acquérir à ce sujet, des idées justes, « il fallait, tout d'abord, noter avec soin les faits particuliers, les « comparer entre eux, en peser la valeur et en chercher la signifi-« cation; fournir ainsi aux raisonnements des bases solides et ap-« profondir certaines investigations bien circonscrites, plutôt que « de s'occuper de généralisations. M. Lescuyer a été conduit, de la « sorte, à étudier avec persévérance les moeurs des oiseaux qui « habitent le p;iys où il demeure, et, comme il ne perdait jamais de « vue les intérêts du cultivateur, il a dirigé principalement son « attention sur les circonstances qui favorisent ou qui restreignent (c la multiplication de la population ornithologique dont le concours « nous est utile contre l'envahissement des insectes nuisibles à « l'agriculture. Il s'est appliqué à bien connaître les caractères du « nid de chacun des oiseaux qui habitent la région oii il se trouve, « et dans cette vue, il a formé une collection très-nombreuse de ces <( constructions légères, variées et parfois élégantes. Au moyen de « la photographie, il en a reproduit les principales formes, et il a « cherché à les classer méthodiquement non d'après les espèces « ornithologiques auxquelles ils appartiennent, mais d'après leur « mode de constitution. « M. Lescuyer s'est appliqué aussi à déterminer avec précision « les époques de ponte des oiseaux qui habitent la vallée de la « Marne. Pour chaque espèce il a noté les dates de la première et « de la deuxième ponte, ainsi que la date de la ponte intermé-« diaire lorsqu'il y en a trois, et il a disposé ces indicateurs en « tableau par ordre chronologique. « Nous ajouterons que M. Lescuyer a observé un grand nombre « d'autres faits intéressants, relatifs aux moeurs de plusieurs espè-« ces et aux relations qui existent entre les variations que l'on y « remarque et les conditions biologiques dans lesquelles les iadi -14 -« qu'elle détruit et d'apporter ainsi de nouvelles « ressources à la consommation des hommes. « Les agents de cette élimination proprement « dite, secondés par d'autres agents auxiliaires, « pratiquent encore un genre de destruction qui c( peut être utile ou nécessaire à la salubrité de « l'air et de l'eau , au renouvellement sur un « même point des végétaux et des animaux, des-« traction qui d'ailleurs aussi est une consé-« quence du priacipe de vie d'après lequel « beaucoup de choses à notre usage, comme le « bois , ne doivent pas , par une trop longue « durée, nous dispenser d'une certaine somme « de travail et de peine ; alors l'élimination con-« siste à accélérer plus ou moins, selon les cir-« constances, la décomposition et la réduction « en poussière des corps organiques qui sont « frappés de mort. « Dans son sens le plus large, l'élimination « comprend donc divers genres d'opérations. « Elle a pour moyen la destruction, mais son « but principal est l'accroissement des ressour-« ces dont l'homme a besoin pour supporter les « épreuves de la vie. Elle apparaît partout où les « forces de la vie végétale ou animale se mon-« trent en excès ou en décomposition, quand les « uns se développent trop, les autres trop peu et « qu'elles ont besoin d'être partiellement dé-« placées, augmentées ou diminuées. « Dans toutes ces circonstances elle apparaît « comme secondaire par rapport à la produc-« tion, mais elle est à cette force principale ce « que le frein et l'aiguillon sont pour l'animal -15 -« de trait, ce que sont le frein, le volant et le « régulateur par rapport au moteur d'une ma-« chine. « Ses moyens d'action sont tels que les bience faits que nous devons attendre d'elle nous « sont assurés quand nous n'y mettons pas « d'obstacles. « Nous avons vu que l'élimination naturelle « est très-variée ; ainsi, tantôt par le froid, l'hu-« midité et le vent , elle opère de véritables « razzias, mais seulement dans telle ou telle « contrée, telle ou telle région, et par intermit-« tence ; tantôt, quand les végétaux sont trop « rapprochés, elle fait succomber les plus faibles « sous l'action des plus vigoureux. Le plus sou-« vent elle se porte d'un point à un autre pour « produire en détail et d'une manière avanta-« geuse tous ses efforts. « Les insectes et les oiseaux qui sont chargés '( de ce dernier travail et de répartir Félimination « sur tous les points où elle devient particuiière-« ment nécessaire, sont conformés et outillés de » manière à attaquer , dans certains pays ou «certaines parties de territoire, tels ou tels « êtres, telles ou telles parties de ces êtres pour « les détruire et les transformer immédiatement. « C'est pour accomplir la partie la plus dif-« flcile et la plus importante de cette tâche, que « les oiseaux ont le privilège de faire des dépla-« céments très-multipliés, très-rapides et très-« éloignés, malgré tous les obstacles. Nous croyons avoir ensuite démontré qu'il existe toujours une parfaite concordance entre Au contraire, la vipère, qui doit opérer ses éliminations dans un climat plus chaud, a besoin de chaleur pour elle, et surtout pour ses petits, aussi elle est ovovivipare. Les ménageries ambulantes, qui stationnent en hiver dans nos -19dont la chaleur corporelle est p]us élevée que celle de toutes les autres espèces d'animaux? On saisit aisément la raison pour laquelle le principe de la reproduction des mammifères devait être ici modifié dans ses applications. Supposons, en effet, une perdrix obligée de loger , dans son corps les vingt petits d'une couvée; une perdrix, du poids de trois cent trente grammes, a quatre cent soixante-dix centimètres cubes. Vingt petits, au sortir de la coquille, forment un cube de trois cent quarante centimètres et pèsent au minimum
doi:10.5962/bhl.title.50513 fatcat:7y522dboyzcmtntjfzcdxg6z44