De la représentation du vécu à la thérapie musicale: À propos du mfung-a-miti et du nkir des Ding du Zaïre

Lay Tshiala
1994 Cahiers de musiques traditionnelles  
Esthétiques De la représentation du vécu à la thérapie musicale. À propos du mfung-a-miti et du nkir des Ding du Zaïre Representing life, curing by music : mfung-a-miti and nkir among the Ding of Zaire Lay Tshiala Édition électronique URL : http:// ethnomusicologie.revues.org/1394 Référence électronique Lay Tshiala, « De la représentation du vécu à la thérapie musicale. À propos du mfung-a-miti et du nkir des Ding du Zaïre », Cahiers d'ethnomusicologie [En ligne], 7 | 1994, mis en ligne le 03
more » ... is en ligne le 03 janvier 2012, consulté le 05 octobre 2016. URL : http://ethnomusicologie.revues.org/1394 Ce document a été généré automatiquement le 5 octobre 2016. Tous droits réservés De la représentation du vécu à la thérapie musicale. À propos du mfunga-miti et du nkir des Ding du Zaïre Representing life, curing by music : mfung-a-miti and nkir among the Ding of Zaire Lay Tshiala 1 Le débat sur l'esthétique est loin d'être clos chez ceux qui s'intéressent à l'art en général. Dans son dynamisme, ce débat a néanmoins permis le passage d'une période définissant l'esthétique à partir de canons dits universels à une période où l'on se réfère d'abord aux critères propres à la culture dans laquelle l'oeuvre d'art en question a été produite. Daphne D. Harrison (1985 :49), appelant à l'abandon d'un certain ethnocentrisme, nous propose en ces termes une nouvelle ligne de conduite : « Lorsqu'on juge la valeur esthétique d'un fait culturel, il faut accepter le système de référence culturel dont il émane ». 2 C'est dans l'optique de cette intéressante recommandation que je vais traiter des valeurs esthétiques dans deux formes d'art musical élaborées par les Ding du sud-ouest du Zaïre : la musique populaire mfunget la musique rituelle du nkir. Dans l'un et l'autre cas, mon principal souci est de mettre en évidence les critères sur lesquels s'appuient les Ding pour affirmer que l'exécution de tel ou tel autre genre musical été une réussite ou un échec. Mais je voudrais tout d'abord citer une pensée de J. H. Kwabena Nketia (1979) au sujet de l'esthétique en Afrique : « L'esthétique fait partie d'un système de référence qui comporte des valeurs sociales, artistiques et philosophiques, et qui peuvent être étudiées de façon empirique. En musique, les valeurs artistiques sont en rapport avec un ordre musical et poétique. Le choix des modalités d'exécution et d'interprétation dépend du code de perception. Ce cadre comporte des exigences stylistiques, aussi bien que des modèles de référence. La valeur de l'art est déterminée par des valeurs sociales ; en d'autres termes, De la représentation du vécu à la thérapie musicale. À propos du mfung-a-miti... Cahiers d'ethnomusicologie, 7 | 2011 De la représentation du vécu à la thérapie musicale. À propos du mfung-a-miti... Cahiers d'ethnomusicologie, 7 | 2011 L'esthétique du mfung-a-miti 11 Au fil des ans, les Ding ont dévéloppé de grands ensembles musicaux appelés mfung, qui peuvent compter jusqu'à une vingtaine d'instruments dont les trompes constituent l'essentiel. Mfung est avant tout un terme générique servant à désigner les trompes en général. En fonction de la matière dont sont constituées les trompes, les Ding distinguent deux types d'ensembles musicaux mfung : le mfung-a-nzoo, avec des trompes en défenses d'éléphant, et le mfung-a-miti, avec des trompes en bois.
doi:10.2307/40240197 fatcat:cgjzoq5inrbl3le4mgj3atqjzq