La fécondation in vitro et le transfert d'embryon dans l'espèce humaine

D. Royère, S. Hamamah, ML Couet, J. Lansac
1992 Annales de Zootechnie  
— Depuis son apparition au début des années 1980, la fécondation in vitro et le transfert d'embryon chez l'homme ont connu un développement important comme en témoigne l'augmentation du nombre des ponctions réalisées, puisqu'en France, l'enquête nationale fait état entre 1986 et 1989 d'un doublement du nombre des ponctions (11 000/24 000). L'évolution générale de cette technique est marquée par un recul des indications tubaires, passées de 70 à 50 % de l'ensemble des indications. Les étapes
more » ... ons. Les étapes particulières qui ont marqué l'évolution de la Fivete concement les méthodes de stimulation et de ponction, la congélation embryonnaire. Le recueil ovocytaire ne se fait pratiquement plus par ccelioscopie sous anesthésie générale, mais il est effectué par écho-guidage avec l'aide d'une sonde vaginale, sous simple analgésie, lors d'une hospitalisation de jour (95 % des ponctions). La deuxième étape concerne le recours aux agonistes de la GnRH associés aux hormones gonadotropes. L'objectif attendu de cette méthode était la suppression du pic ovulatoire spontané de LH survenant de façon inappropriée dans 10-15 % des cycles de stimulation. Les résultats moins attendus sont l'augmentation du nombre des ovocytes recueillis et des embryons obtenus, ainsi que l'augmentation nette du taux de grossesse clinique par ponction. Actuellement ce type de traitement est utilisé pour 89 % des ponctions avec un taux de grossesse clinique par ponction de 18,1 %. L'obtention d'un nombre plus élevé d'embryons a eu pour conséquences non seulement l'augmentation du nombre d'embryons transférés (2,2-2,9 entre 1986 et 1989), mais aussi le recours accru à la congélation des embryons surnuméraires avec transfert différé, avec un taux de grossesse clinique de 7,5 % par transfert. Parmi les objectifs à court et à moyen terme, domine la diminution du risque de grossesse multiple, lesquelles représentent 23,5 % de l'ensemble des accouchements (20 % gémellaires, 3,5 % triples). Leurs complications (retard de croissance intra-utérin, prématurité, mortalité infantile périnatale) imposent une stratégie de plus en plus rigoureuse de transfert embryonnaire prenant en compte l'âge, l'indication et le déroulement global de la tentative tout en préservant l'efficacité globale de cette technique de procréation médicalement assistée. fécondation in vitro 1 transfert d'embryon 1 homme Summary — In vitro fertilization and embryo transfer in man. Since the early eighties, in vitro fertilization and embryo transfer in man has been increasingly developed. This development has concerned the number of oocyte retrievals, which increased more than 2-fold between 1986 and 1989 (French reg/sfer, ! ? 000/24 000!. Another important fact has been the frequency of female tubal factor in in vitro fertilization (IVF) attempts, which has decreased from 70 to 50% of all indica-tions during the last 4 yr. Certain steps have markedly modified the IVF procedure, particularly in regard to oocyte recovery, superovulation protocols and embryo freezing. Oocyte retrieval hardly ever requires laparoscopy under general anesthesia, but is more otten performed using echoguidance via the vaginal route, under simple analgesia with only 1 d of hospital care (95°/ of all retrievals). A second step concerned the combined use of GnRH agonists with gonadotropins. The aim of such treatment was to prevent the early spontaneous gonadotropin surge which accounted for 10-15% of treatment cycles. Surprisingly, an increase both in the number of collected oocytes and the number of embryos was observed. Moreover, a marked increase in the clinical pregnancy rate per oocyte retrieval was noted. Now such treatment is used for 89% of all attempts, with a clinical pregnancy rate of 18. 1 % The increasing number of embryos was followed not only by the increase in the number of transferred embryos (2.2 for 1986 to 2.9 for 1989), but also an increase in frozen supernumerary embryos with a transfer at a later date, and weaker result (clinical pregnancy rate 7.5 % per embryo transfer; French register). A major problem concems the high number of multiple pregnancies which accounted for about 23.5% all deliveries. The complications of such multiple pregnancies (prematurity, low birthweight, perinatal death) raise the need to define an increasingly rigorous strategy of embryo transfer in order to limit their frequency without decreasing the global efficiency of IVF. in vitro fertilizationlembryo transfer / man
doi:10.1051/animres:19920318 fatcat:xg3iasf4knfvrnp23hu5yusbau