Les occupations du Mésolithique final de Biéville-Beuville « Le Vivier » (Calvados)

Enoch Artur, Cyrille Billard, Gilles Hervieu, Norbert Marie, Francis Dubrulle
2008 Revue archéologique de l Ouest  
Le site du Vivier à Biéville-Beuville (Calvados), localisé au nord de la Plaine de Caen, a livré une importante série lithique lors de prospections de surface, dont le mobilier lithique peut se rattacher, pour une grande partie, à une phase tardive du Mésolithique. Cet ensemble lithique trahit une exploitation de matières siliceuses principalement issues des cordons de galets littoraux. L'homogénéité de la majorité des schémas opératoires observés est un argument favorable à une faible
more » ... d'autres occupations dans le mobilier mésolithique. Deux chaînes opératoires distinctes coexistent sur le site. Les blocs ont donné lieu à un débitage laminaire unipolaire dominant, pouvant aller jusqu'à exhaustion et débitage d'éclats. La technique de débitage des lames semble avoir été la percussion directe à la pierre tendre, même si on ne peut exclure une part de percussion indirecte. Les supports recherchés sont des lames courtes et étroites, assez régulières et relativement épaisses, rarement des lamelles. L'hypothèse de deux phases du Mésolithique inal est avancée. La première est marquée par la présence de types d'armatures partagés avec les groupes du Retzien identiiés dans la moitié sud des Pays-de-la-Loire et en Poitou-Charentes : trapèzes asymétriques et triangles scalènes à épine. La seconde pourrait voir se développer les armatures triangulaires à retouches inverses rasantes et à piquants trièdres conservés. La proximité de certaines armatures (considérées ici à titre d'hypothèse comme les plus évoluées) telles que les triangles scalènes à retouches inverses rasantes à piquant trièdre, avec les armatures danubiennes pose également la question d'éventuels transferts techniques avec les premiers groupes néolithiques.
doi:10.4000/rao.540 fatcat:6r33iqrqqnawtlaextv2xocqki