Avant-propos [chapter]

2020 Imagerie de résonance magnétique  
L'Imagerie de Résonance Magnétique (IRM) est née en 1973 dans des laboratoires de recherche, avec la présentation des premières images, à une ou deux dimensions, de l'intensité du signal provenant d'échantillons contenant des noyaux d'hydrogène. Il fallut un peu plus de dix ans pour passer du laboratoire à l'hôpital, de l'échantillon à l'homme. C'est très peu lorsqu'on mesure les difficultés qui ont dû être surmontées. Ces images sont arrivées dans le contexte de la révolution dans le domaine
more » ... n dans le domaine de l'imagerie médicale que constitua, au milieu des années soixante-dix, l'introduction du scanner X. Le caractère a priori non invasif de la Résonance Magnétique Nucléaire (RMN) par rapport à des examens utilisant des rayons X constitua initialement un argument important pour tenter de développer la technique. La médecine nucléaire était déjà bien implantée dans le domaine médical et il fut rapidement admis que la connotation du mot « nucléaire » pouvait être une source d'incompréhensions. Le sigle RMN fut ainsi amputé de son N dès lors qu'il était associé à l'imagerie. Lorsque la possibilité d'obtenir des images en utilisant le phénomène de RMN est apparue, les propriétés des rayons X et des radioéléments étaient bien connues du monde médical et des équipes pluridisciplinaires existaient dans ces domaines. Dans les années soixante-dix, les industriels producteurs d'appareils de radiologie ont pu ainsi tout naturellement passer de la projection d'une image sur un plan, à la réalisation de coupes virtuelles par tomographie X. De son côté, le phénomène de RMN était exploité dans les laboratoires de physique et de chimie et commençait à être utilisé en sciences de la vie. Il était, aussi, bien maîtrisé par les industriels produisant l'appareillage RMN de laboratoire. Il restait cependant peu connu des radiologues et biophysiciens comme des industriels produisant l'instrumentation médicale et en particulier les appareils de radiologie. Handicap supplémentaire, l'approche de la RMN est conceptuellement difficile et nécessite un apprentissage important. Très rapidement après les premières démonstrations de laboratoire, des équipes universitaires, comportant biologistes, physiciens, physico-chimistes, médecins, informaticiens, se sont constituées. Les industriels ont mis en place les nécessaires collaborations avec les laboratoires et se sont engagés dans un immense effort de développement technologique. Les difficultés à surmonter n'étaient pas minces ; tout était à faire aux niveaux technologique
doi:10.1051/978-2-7598-0922-6.c001 fatcat:5glp2f2nyzhjjc6yzbwkutupmu