Réactions d'immunité cellulaire après implantation de cellophane et dans la tumorigenèse chez les Insectes

G. Matz
1977 Annales de Parasitologie Humaine et Comparée  
Les réactions d'immunité cellulaire ont été étudiées chez l'Orthoptère Locusta migratoria et différentes espèces de Dictyoptères après implantation d'un corps étran ger inerte et dans la tumorigenèse. La réaction immunitaire des insectes envers un parasite est relativement bien connue car elle a fait l'objet d'études et de travaux expérimentaux. Afin de simplifier l'interprétation et d'en exclure le facteur « vivant », nous avons implanté dans la cavité hémolymphatique un fragment de
more » ... gment de cellophane, corps étranger inerte. Celui-ci, dès la deuxième heure de son séjour dans l'abdomen de l'insecte, se trouve entouré d'une couche de cellules sanguines qui continuent à affluer pour former une capsule hémocytaire. La capsule résulte de l'accumulation, sans division mitotique, d'hémocytes principalement de type granuleux. Elle est formée d'un nombre variable d'assises cellulaires ; ce nombre peut approcher 20, mais ne dépend pas de la durée de l'expé rience. Dans le cytoplasme des cellules étirées parallèlement au corps étranger appa raissent des microfilaments et des microtubules : c'est la « capsule conjonctive stabi lisée » (Matz, 1965) dans laquelle le corps étranger se trouve isolé. La quasi-totalité des tumeurs spontanées, décrites chez les insectes, ainsi que les formations spontanées observées par nous chez les espèces utilisées pour nos expériences ne représentent que des accumulations d'hémocytes consécutives à des blessures, à des dégénérescences tissulaires ou à la présence de parasites comme les grégarines. Les structures d'encapsulement se différencient des tumeurs épithéliales que nous allons évoquer plus loin par l'absence de prolifération cellulaire, l'absence de métastases et l'impossibilité de transmission par un filtrat. La réaction hémocytaire d'immunité cellulaire, qui existe toujours seule chez Blabera craniifer, peut être renforcée par la mise en place d'un hypoderme au sein Article available at
doi:10.1051/parasite/1977521068 fatcat:oczol6khrvc2bnnvhfg4epnc4e