Environnement et technico-économie des procédés industrielsPartie 1 : la nuisance des produits

Pierre Le Goff, Jalel Labidi
1997 Déchets, sciences et techniques  
Les interactions de tout procédé industriel avec son envi ronnement, se placent, soit en amont du fait de la rareté des ressources naturelles utilisées, soit en aval par le rejet de sous-produits et les nuisances qui en résultent. On défi nit l'intensité de nuisance de chaque agent polluant. On décrit une méthode simple de calcul de la nuisance tota le d'un produit industriel quelconque, comme la somme des nuisances provenant de chacun des processus d'éla boration de ce produit. On présente, à
more » ... it. On présente, à titre d'exemple, l'in ventaire des diverses pollutions de l'air, de l'eau et des déchets solides, dues à la production d'un kilogramme d'acier. The interactions of any industrial process with its envi ron ment, are located either upstream due to the rari ty of natural ressources, or downstream due to the rejection of noxious by-products. The nuisance inten sity is defined for each polluting agent. A simple method for calculating the total nuisance of any industrial pro duct is defined, as the sum of the nuisances produced by each process of the product manufacture. As an example, the inventory of the air, water and rejected solids pollutions during the production of one kilo gramme of steel is presented. LES CONTRAINTES ÉCOLOGIQUES Pour chaque opération industrielle, on sait classiquement éta blir les bilans matière (bilan global, bilan par élément chimique, etc.) ainsi que les bilans énergétiques (en énergie primaire, en énergie utilisable, en exergie, etc.). Au cours de ces deux dernières décennies, de nombreuses études ont été consacrées à la détermination de ces bilans, tout au long des principales filières industrielles. Des livres entiers leur ont été consacrés. On connaît désormais, avec une bonne précision, le contenu énergétique (p. ex : en «Tonnes d'équivalent-pétrole ») des divers matériaux et objets, par exemple d'un kilogramme d'acier, ou de pain, ou même d'un kilogramme d'automobile ou de réfrigérateur ! Un nouveau type de bilan doit désormais être fait, celui des ressources naturelles rares. Le qualificatif de « rares » peut signifier :
doi:10.4267/dechets-sciences-techniques.788 fatcat:glhv2pglxnhjtljkwlcma4p62m