Les complexes de Merkel

Valentine Bouvier, Marcel Crest
2014 M S.Médecine Sciences  
Le complexe de Merkel cutané Ouvrons un ouvrage d'histologie cutanée : les corpuscules de Pacini, Ruffini, Meissner et les complexes de Merkel décrits depuis la fin du XIX e siècle forment les structures du toucher. Le toucher englobe plusieurs modalités sensorielles (la caresse, l'exploration des formes, des textures mais aussi la douleur) qui résultent toutes des propriétés de nos récepteurs. Chaque récepteur tactile se caractérise par le stimulus qui l'active (une pression ponctuelle, un
more » ... ement, un glissement, une vibration, une piqûre), par la taille du champ récepteur, et par la durée de la réponse lors d'une pression continue. Un récepteur à adaptation lente fonctionne aussi longtemps que la pression se maintient, un récepteur à adaptation rapide ne fonctionne que lors d'un changement de pression. À partir des années 1960, l'enregistrement d'une fibre sensorielle pendant une stimulation tactile a permis de préciser le seuil de sensibilité, la taille du champ récepteur et la vitesse d'adaptation de chaque récepteur. Ces travaux remarquables d'électrophysiologie sont à la base des hypothèses actuelles sur les mécanismes du toucher (voir pour revue [1]). Néanmoins, on ne sait toujours pas quelles sont les molécules qui convertissent la déformation mécanique en signal biologique, quelle est la part respective des terminaisons nerveuses et des autres cellules des complexes, ni comment se fait la communication entre ces éléments. Ces questions ont été en partie résolues ces derniers mois par trois équipes travaillant sur la mécano-
doi:10.1051/medsci/20143010003 pmid:25311011 fatcat:7qneliwgknaepfivy3377xuy54