Problèmes posés par la conservation des glands

Claudine MULLER
1990 Revue Forestière Française  
Les fructifications étant irrégulières chez le Chêne (fréquence des fructifications de 2 à 5 ans), il est nécessaire de pouvoir conserver les glands plusieurs années pour permettre une disponibilité permanente au profit des pépinières. L'objectif de conservation serait de pouvoir faire la liaison entre deux fructifications. Actuellement, dans la pratique, on souhaiterait pouvoir les conserver trois hivers (c'est-à-dire 2 ans et demi à 3 ans) ; au laboratoire de Semences forestières du Centre de
more » ... tières du Centre de Recherches forestières, dans certaines expérimentations, il a été possible de les mener jusqu'à leur 5 e année (Bonnet-Masimbert, Muller, 1973 ; Bonnet-Masimbert et al., 1977). Parmi les facteurs qui interviennent sur la longévité des glands, la teneur en eau et la température de conservation ont été plus particulièrement étudiés. Vis-à-vis de la teneur en eau, les glands appartiennent à la catégorie des semences « récalcitrantes » (semences qui ne résistent pas à une déshydratation même modérée et qui ne supportent, ni une atmosphère confinée, ni des températures fortement négatives). Par ailleurs, la teneur en eau élevée permet le développement de champignon, en particulier Ciboria batschiana, responsable de la pourriture noire (Delatour, 1978; Delatour et al., 1977). La lutte contre ce champignon a été entreprise en collaboration avec le laboratoire de Pathologie forestière du Centre de Recherches forestières. Des essais menés depuis 1978 ont permis de mettre au point une méthode curative, la thermothérapie, qui consiste en un trempage dans l'eau chaude à une certaine température pendant une durée déterminée. Actuellement, la méthode retenue est une thermothérapie à 41° C pendant deux heures et demie. 212
doi:10.4267/2042/26064 fatcat:gt4q4tjf4bgp3fnnjn2ewibb2q