Notes sur le genre Rinorea Aubl

E. De Wildeman
1920 Bulletin du Jardin botanique de l État a Bruxelles  
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more » ... RINOREA AubL. PAR E. DE WILDEMAN. Dans le tome L, supplment, fles a Bot. Jahrbiicher , du Prof. Engler, le Dr Brandt a publi6 une clef analytique des espgces du genre Rinorea connues & ce jour (1914) en Afrique (I). Ce genre avait dbj& fait l'objet des recherches de M. le Prof. Ad. Engler, et le Dr Brandt a pu examiner la plupart des espbces nouvelles or&ees dans ce genre durant ces dernigres aniies. Malgr6 ces travaux it reste, nous semble-t-il, encore beaucoup Q faire pour la connaissauce de ce genre dans lequel nous avons 6t6 amen6, par la revision des Rinorea de notre Herbier du Congo, ? intercaler plusieurs espbces que nous considdrons comme nouvelles. Les difficultes deja fort grandes que l'on rencontre dans l'4tude de ce genre, g especes nombreuses et g6ndralement tres affines, sont largement compliquies par le dgsaccord existant A propos des especes entre les botanistes des divers centres et parfois mime entre ceux qui successivement ont travaill le mnme sujet dans le mgme Herbier. Si l'on a reeu des 6chantillons de Rinorea de divers Herbiers, on remarquera fr6quemment sous le mime nom la presence de plantes indiscutablement diffdrentes. Ces matariaux ont, il est vrai, souvent 6te determines sans avoir pu gtre compares aux types et il se cree ainsi dans les herbiers, of ces derniers n'existent pas, une serie d'erreurs qui se perpetueront (1) Nous admettons ici la d6nomination Rinorea, plut6t que celle Alsodeia qui est encore conserv6e par les auteurs anglais. This content downloaded from 130.194.20.173 on Wed, 16 Dec 2015 01:21:05 UTC All use subject to JSTOR Terms and Conditions -132a la base, et des feuilles plus ou moins largement obtuses, des fenilles plus ou moins brusquemnent acuimindes ou longuement acuminies, $ acumen aigu on subobtus apicul6. Ces variations sont dues probablement au fait que la mnime espece se pr(sente, semble-t-il, sons des aspects tris diffdrents, aspects dus fort probablemient aux conditions du milieu. Les Rinorea forment des arbres ou des arbustes ; des echantillons qui seminblent spbcifiquemrent identiques sont les uns fournis, d'aprbs les collecteurs, par des arbres plus ou moins 61evds de la forit on des galeries, les autres par des arbustes plus ou moins rabougris de la plaine herbeuse ou de la brousse Maliheureusement, nous ne possedons pas de mathriaux suffisamment complets ,-et aucun botaniste n'apuetudier la chose sur place,pour juger des modifications prIsentees par les plantes This content downloaded from 130.194.20.173 on Wed, 16 Dec 2015 01:21:05 UTC All use subject to JSTOR Terms and Conditions -133dans les divers stades de leur evolution. On recueille ordinairement des extrimiths fleuries ou fructifides, done a feuilles gBnuralement r~duites, et souvent mrme les 6chantillons fructi-fi6s ne peuvent 8tre rapportes avec certitude a une plante fleurie, si l'un ou l'autre des bchantillons ne posshde en mrme temips, au moins, une trace des deux d41ments. Ce sont lh des lacunes qu'il faudrait faire remarquer aux collecteurs et dans bien des cas, ils pourraient les combler. Ils devraient ?tre amends a recolter de plus copieux documents, a ne pas se borner a couper des extremitbs de rameaux, mais a prendre, en le notant, des feuilles A divers 4tages de la plante; feuilles qui au point de vue de la forme, comme de la texture, penvent gtre tres differentes. Ils devraient aussi s'attacher a dcerire, au moins sommairement, la plante et ne pas se contenter de la signaler comme arbre ou arbuste; il faudrait y ajouter les dimensions plus ou moins prbcises et, en cas de plantes arborescentes, signaler la forme de l'arbre et le developpement du tronc et de ses ramifications. M. le Dr Brandt a, pour classer les esp&ces de Rinorea (africaines) en sons-genres et sections et pour 6tablir une clef analytique, utilise certaiis caracteres sur lesquels nous voudrions attirer I'attention; de leur examen nous serous fortifies dans notre opinion qu'il nous manque encore beaucoup trop de documents pour faire oeuvre de classification irr~prochable et durable. Nous avons cite les caractires tires de la longueur du pitiole; nous indiquerons dans le mnme ordre d'idee ceux tires de la longueur des inflorescences C'est lh, pensons-nous, un caractere tout aussi variable; il faudrait naturellement le fixer numrriquement, et non pas par rapport au limbe foliaire dont la longueur est iudiscutablement albatoire et d6pendante de conditions ext&rieures. Nous avons observ6 que l'inflorescence peut varier du simple au double, non seulement suivant 1'6tat d'avancement, mais suivant le nombre de fleurs, ce qui pent Stre en rapport avec des causes externes. En outre, il est certain que les dimensions de l'inflorescence s'accroissent avec l'avancement de l'anthlise et apres 1'anthlse, de sorte que les mensurations ne peuvent jamais 8tre consid6rees comme constantes. Quant a la forme des inflorescences, elle est, chez les Rinorea, di~fficile a difiuir, car entre le ramreau florif(re rigide, pen on pas ramnifid, et la panicule a ramifications longues et lIches, nous trouverons tous les intermndiaires, et souvent sur le mime pied; la forme ne parait pas matih4matiquement constante. Pouvons-nous trouver dans les divers organes de la fleur des caractbres plus stables? Peut-gtre ! Ii est cependant trbs certain qu'entre les extremes, trbs nets, on trouve, chez les Rinorea, m~me pour ces earactbres, des intermbdiaires. This content downloaded from 130.194.20.173 on Wed, 16 Dec 2015 01:21:05 UTC All use subject to JSTOR Terms and Conditions -134 -Nous citerous en premier lieu le cas des c sepales carenbs " mis en vedette par M. Brandt, pour s6parer divers groupements d'espece. Ce caractbre est malheureusement presque commun a tous les Rinorea chez lesquels, si tous les s6pales ne sont pas car6n6s, les internes le sont plus on moins nettemnent; cela est dfi uniquement a la disposition des s6pales dans le bouton. I1 n'y a pas, pensons-nous, a tirer de cette car≠ un caract~ie vraiment specifique, ni mime un caract4re de groupe. Les appendices des anthdres pourraient peut-ptre 8tre consi-d6rbs comme de quelque valeur, mais leurs caracteres devraient 8tre 6tudi6s avec beaucoup plus de soin qu'ils ne l'ont 4t6 jusqu'a ce jour et sur de tres nombreux mat6riiaux. Consideres, au pointde tue de leurs appendices, on observe clhez les Rinorea trois types principaux d'anthdres : Anthbries exappendieulees. loges r6unies au sommet par un appendice unique, -a loges munies chacune d'un appendice. Mais ici aussi, entre les extremes du primo et do secundo, il y a, d'aprbs certaines analyses et mime d'aprbs quelques planches publiees, des cas douteux off la lamelle terminant et r6unissant les anthlires est trbs riduite. Ce caractere s'appuie done ici sur sur un plus ou moins. Quant a l'appendice unique du secundo, il passe pal' des intermi diaires au troisibme type; en effet, dans plusieurs cas, cet appendice au lieu d'8tre entier est plus ou moins bchancr6; de l'ehliancrnre a peine 6bauch6e nous passons a I'6chancrure plus accentn6e et aux deux lamelles de la base. Pour ce caractire, conmme pour ceux que nous avons rappel1 plus haut, nous nous tronvons done chez les Rinorea en pr6sence d'une serie de forimes de passage dont il est difficile de tenir compte dans des clefs analytiques qui demandent pour Stre facilement utilisables l'emploi de caractbres ti'rs nets et opposes. Nous pouvons done nous r6sumer, quant aux appendices antherifres des Rinorea, en disant que l'on observe chez eux des anthbres i : appendice nul, appendice unique rdduit, appendice unique developp6 entier et de forme varide, appendice unilque plus on moins profonddment divis6, deux apendices connivents et soudis B la base, deux appendices dlistincts et distants. Quant au caracttre tirt de la disposition des loges des anthdres couniventes a la base ou laissant entre elles un espace triangulairc, sur lequel M. Brandt base en tres grande partie la diff6renciation des Kamnerunenses et des Brachypetalae; il nous semble loin d'etre facile a appr6cier. Si ce caractbre peunt tre This content downloaded from 130.194.20.173 on Wed, 16 Dec 2015 01:21:05 UTC All use subject to JSTOR Terms and Conditions -135aiss A recounaitre quand on possede les types sur lesquels il a 6td ddfini, il n'en est plus de mgme quand on compare entre elles les plantes indeterminees appartenant ~ l'un on & l'autre de ces groupes. On remarque alors, et d'une fagon trbs nette, des stades de passage entre 6tamines h loges presque paralleles jusqu'a la base, et etamines laissant entre elles, apartir de la partie mendiane des loges, un espace plus ou Inoins triangulaire. II nous semblerait avantageux d'abandonner ce caractere, et nous pencherions mnme A considbrer les deux sections rappelees plus haut comme en formant une seule, A moins que l'on ne puisse trouver d'autres caracteres plus precis. Il noe nous est naturellement pas possible, en ce moment, d'approfondir cette question; pour ce faire, il faudrait r~6tudier les divers types dont le plus grand nombre est conservd h Berlin. Cela nous mbnerait d'ailleurs trop loin; nous n'avons pas eu en vue d'dcrire une monographie du genre Rinorea, mais simplement de mettre en vedette certains points litigieux et d'apporter en nime temps quelques documents pour la connaissance de plus en plus pr4cise des espgces africaines du genre Rinorea. Les caracteres qui semblent, d'apres nos observations sur les Rinorea congolais, avoir le plus de constance et peut-8tre des lors le plus de valeur, sont tires des fleurs: sur eux devraient, pensons-nous, gtre en premier lieu basees les diffdrences. Nous citerons : P~tales adultes dressds ou a peine rdfl~chis au sommet. Pdtales adultes recourbes a partir de leur milieu. Si I'on compare entre eux des mat4riaux en bon dtat, ces caractbres semblent constants. Naturellement dans le secundo le caractere n'apparait qu'au moment de l'anthese; il n'est pas visible dans le bouton; tandis que dans le premier cas ddji dans le bonton la disposition definitive des pitales de forme un pen differente est accusbe. Ensuite : ]•tamines libres jusqu'a la base, non souddes en tube; -? filets soudes en tube a leur base, naissant a l'int6rieur du tube, celui-ci a base libre; -a filets soudds, en tube, anthdres naissant au bord du tube, celui-ci sans bord libre. Dans ce dernier cas, on peut distinguer : etamines sessiles ou dtamines a filet libre plus ou moins allongs. Mais pour la constitution dn tube et la disposition des 6tamines, il existe deja entre les extremes, si nets, des transitions.
doi:10.2307/3666488 fatcat:na7u2wnoofbt7cipc2zkndsvom