Servir la Couronne: Les faux-pas du comte de Baños, vice-roi de la Nouvelle-Espagne (1660-1664)

Pierre Ragon
2010 Anuario de Estudios Americanos  
A los pocos días de su llegada, el conde de Baños se enfrentó con los habitantes de su Virreinato: le culparon de ser arrogante, despectivo y de llevarse el dinero del rey. Tal concierto de quejas y denuncias en contra de un personaje tan eminente era algo bastante excepcional aunque, sí, no lo era su conducta ¿Cómo explicarlo? Entre la necesaria mano dura que exigiría un contexto difícil y el temperamento peculiar del mismo virrey, aquí se explora una tercera hipótesis, haciendo hincapié en el
more » ... endo hincapié en el estatuto peculiar de la familia aristocrática a la que pertenecía y su trayectoria propia. PALABRAS CLAVE: Nueva España; Siglo XVII; Gobierno virreinal; Aristocracia; Historia social del poder; Corrupción. 157 Le 28 juin 1664, une explosion de joie, comme rarement il en fut en de telles circonstances, secoua la ville de Mexico: on venait d'apprendre que la cour d'Espagne avait mis fin au mandat du comte de Baños, le viceroi en exercice de la Nouvelle-Espagne. La veille déjà, avant même que la nouvelle ne fût solennellement publiée, la foule avait commencé de s'assembler autour du village de Sainte-Anne, à deux lieues au sud de la capitale, près du couvent des Carmes où son successeur désigné, l'évêque Diego Osorio de Escobar y Llamas, s'était réfugié trois mois plus tôt afin d'échapper à la haine du comte. Et quand, en ce dimanche 28 juin, jour de la Saint-Pierre, l'évêque revint vers le palais archiépiscopal de la ville, spontanément, un imposant cortège lui emboîta le pas. 1 Scandale suprême, la cérémonie religieuse qui se déroulait en la cathédrale en présence du comte, des tribunaux et des principaux corps constitués de la ville fut perturbée par les événements qui se passaient dans la rue: alors même que la célébration n'était pas achevée, les unes après les autres, toutes les cloches de la cité s'étaient ébranlées et s'étaient mises à carillonner le nouvel arrivant. 2 Le comte de Baños bouda le déroulement des actes publics qui aboutirent à la reconnaissance du titre nouvellement accordé à Diego Osorio et quand, vaincu par l'évidence, il dut renoncer à l'apparat et à la protection de la garde du palais, les événements les plus graves se produisirent. Voyant le maître honni privé de toute protection, la foule se fit menaçante, les insultes fusèrent, les pierres volèrent et le vice-roi sortant dut se réfugier précipitamment dans le palais du gouvernement dont on ferma soigneusement portes et fenêtres derrière lui... 3 La capitale de la vice-royauté ne fut pas la seule à manifester sa joie devant les événements récents et les choses ne s'arrêtèrent pas là non plus. Dans la ville voisine de Puebla, deux jours plus tard, "se hizo en ella una máscara indecentísima en que sacaron en estatuas al conde virrey y a la condesa su mujer, en forma de que se hacía justicia de ambos, con pregón 1 Diego Osorio, évêque de Puebla depuis 1656, fut en outre le gouverneur de l'archevêché de Mexico en 1663-1664, quelque temps, entre le départ de Mateo Zaga de Bugueiro et la nomination d'Alonso Cuevas Dávalos. 2 Gregorio Martín (M.) de Guijo: Diario, 1648-1664, México, Porrúa, 1986 3 Ibidem, p. 214. Ces épisodes fournissent la matière des deux premières charges retenues contre Diego Osorio lors de son jugement de résidence. Lewis Hanke, con la colaboración de Celso Rodríguez: Los virreyes españoles en América durante el gobierno de la casa
doi:10.3989/aeamer.2010.v67.i1.335 fatcat:6kgzp7jadzhrpckcvoeajg7rda