JUIN 2010-N° 2, 21 ème ANNÉE

Claude Le Pen
unpublished
Economiste de la santé, un métier d'avenir ? Sans doute, avec cette éternelle ambigüité de savoir ce qu'est exactement un « économiste de la santé » : un enseignant-chercheur académique, un profes-sionnel de la santé formé aux questions écono-miques, un gestionnaire d'institutions de santé, etc. ? Le CES par la disparité de ses statuts de membres à décider de conjuguer « économiste de la santé » au pluriel. Ce qui est certain en revanche, c'est que la de-mande de formation en économie de la
more » ... économie de la santé ex-plose au niveau des institutions publiques. Nous avons été sollicités ces dernières années par la CNAMTS, le RSI, la DREES, la MSA, la HAS, et nous avons mis en route avec le cabinet de relations publiques Agora un cycle de conférences de type « formation continue » pour les parlementaires qui s'est déjà réuni à cinq reprises. Tous ces publics ont comme point commun d'être constitués de personnes impliquées dans la poli-tique ou la gestion de la santé, sans n'avoir jamais reçu une formation en économie de la santé, voire en économie tout court ! Mais en revanche, elles connaissent parfaitement pour y travailler au quo-tidien les textes législatifs ou réglementaires, les procédures, les institutions et les mécanismes de gestion et d'administration de la santé. Le défi pour le CES consistait donc à enseigner l'économie de la santé à des gens qui la pratiquent au quotidien, avec le risque de paraître abstrait, académique, coupé du réel. Et bien le défi a été relevé à la CNAMTS entre 2007 et 2009 et au RSI plus récemment et c'est un succès ! La petite équipe de volontaires qui s'est mobilisée sur les formations a su trouver le ton juste et la bonne distance, ni trop théorique ni trop practico-pratique, pour toucher les différents publics. Toutes les évaluations sont hautement positives et nous renouvelons les contrats auprès d'autres partenaires, la MSA nous ayant fait part de son besoin de formation. Il faut aussi rendre hommage à nos auditeurs qui ressen-tent le besoin de comprendre les mécanismes économiques de la santé au-delà de leur pratique quotidienne, et manifestent, à travers les questions, les discussions, un réel intérêt pour la discipline. Voilà une mission du CES qui est conforme à ses statuts (voir l'article 2), qui promeut la discipline dans des milieux où elle a longtemps été ignorée, qui la fait connaître dans les milieux institutionnels de la santé et qui, en outre, lui permet d'assurer sa viabilité financière. Que demander de plus ?
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