Réflexion sur l'apport de l'ouvrage. Comment on écrit l'histoire sur la formation à la recherche en droit

Mathieu Devinat
2011 Les Cahiers de droit  
Note Réflexion sur l'apport de l'ouvrage Comment on écrit l'histoire sur la formation à la recherche en droit* Mathieu devinAt** Les chercheurs spécialisés en droit ont souvent pris pour modèle la méthodologie de la recherche inspirée des différentes sciences humaines. Or, les réflexions élaborées par certains historiens sur leur propre méthodologie, plus particulièrement celles qui ont été livrées par Paul Veyne dans son ouvrage Comment on écrit l'histoire, sont aussi très éclairantes pour
more » ... e personne qui s'interroge sur la méthodologie de la recherche en droit. Selon cet auteur, et paradoxalement, « l'histoire n'a pas de méthode » et les historiens « racontent des événements vrais qui ont l'homme pour acteur ». Transposées au domaine du droit, ces affirmations libéreraient en quelque sorte le chercheur d'une quête d'une méthodologie « scientifique » tout en le soumettant à une exigence, celle de décrire des événements vrais. La transposition est-elle possible ? L'épistémologie historique est-elle pertinente pour les juristes ? Voilà les questions que l'auteur abordera dans l'article qui suit. Les Cahiers de Droit, vol. 52, n os 3-4, septembre-décembre 2011, p. 659-670 (2011) 52 Les Cahiers de Droit 659 * L'auteur tient à remercier ses collègues Serge lusiGnAn et Michel Boudot, ainsi que Catherine dion-lAFont et deux évaluateurs anonymes pour leurs commentaires judicieux à l'égard d'une version antérieure de son texte qui reprend le format et le style d'une communication orale présentée lors de la Journée d'étude sur l'épistémologie et la méthodologie juridiques, le 12 novembre 2010, à l'Université Laval.
doi:10.7202/1006756ar fatcat:2opwdsj33jhcnncj6nck4rlaim