Un générateur d'impulsions simple pour l'étude et le controle des circuits amplificateurs, sélecteurs et de comptage, ainsi que des lignes à retard

André Fréon, André Martin
1952 Journal de Physique  
Ayant eu besoin d'un générateur d'impulsions d'amplitude et de durée réglables pour la mise au point d'un amplificateur proportionnel nous avons essayé un dispositif très simple, qui s'est révélé pleinement satisfaisant, aussi pensons-nous utile d'en donner une description rapide. Une capacité C est chargée,à un potentiel V positif ou négatif par rapport à la masse, puis déchargée à travers une résistaIce R, aux bornes de laquelle on recueille l'impulsion désirée. Un relais polarisé alimenté
more » ... olarisé alimenté par le secteur permet d'obtenir une fréquence d'impulsions de 5o par seconde et le phénomène à observer peut donc être sans difficulté stabilisé sur l'écran d'un oscillographe. , , Après l'essai de divers relais, polarisés ou non, qui présentaient des défauts de contact se traduisant par des fluctuations de phase ou d'amplitude du signal ou même, pour certains, par des signaux parasites dûs au rebondissement des contacts, nous avons utilisé un relais polarisé (Siemens type 2 Y 3) donnant toute satisfaction. Le schéma du montage adopté est indiqué sur la figure : l'amplitude de l'impulsion et son signe sont réglés au moyen du potentiomètre P (20 ooo Q) et de l'inverseur I, alimentés par un petit redresseur fournissant une centaine de volts. A condition que la constante de temps du circuit de charge CP soit inférieure à 0-3 s, valeur cinq fois plus faible que la durée de contact du relais et que la capacité C soit petite par rapport à celle de la sortie du filtre du redresseur, l'amplitude maximum de l'impulsion est, ainsi que nous l'avons vérifié, pratiquement égale à la tension indiquée par le voltmètre V. La durée des impulsions est réglable par le choix des valeurs de C et de R, nous avons pu descendre, sans précautions spéciales, à 5 . 10-7 s. La durée maximum est limitée par le temps de contact du relais à 0-3 s ainsi que l'on vient de le voir. Il y a deux effets parasites à éliminer : Le prèmier s'observe lorsque l'on cherche à obtenir de petites amplitudes, on est alors gêné par une tension résiduelle, de signe constant et de l'ordre de o,05 à o,1 V, due au potentiel de contact du relais. Il est facile de s'en débarrasser en remplaçant la résistance R par un diviseur de tension de rapport convenable I _5 ' ou I réalisé suivant la technique 10 5o 100 connue des atténuateurs haute fréquence, la mesure des faibles tensions au moyen d'un voltmètre ordinàire nécessiterait d'ailleurs, à défaut de ce diviseur, l'emploi d'un diviseur de tension placé entre le voltmètre et le contact de charge. Un autre effet parasite est observable lorsque le curseur du potentiomètre est près d'une des extrémités de sa course. Le circuit de charge est alors très peu amorti et l'impulsion de charge du condensateur C, par l'intermédiaire de la capacité y entre les contacts du relais, produit une petite impulsion en opposition de phase avec l'impulsion utile. On l'élimine au moyen de la résistance p ( 20 ooo Q) figurée sur le schéma. ' On voit donc, en définitive, que ce dispositif simple est capable de fournir, sans difficultés et sur une faible impédance de sortie si cela est nécessaire, des impulsions de quelques millivolts à une centaine de volts, d'une durée de 0,5 p. s à I0-3 s avec une fréquence de récurrence égale à celle du secteur. Un de ses avantages réside dans la possibilité d'inversion du signe de l'impulsion sans modifier ses autres caractéristiques, ce qui permet, par exemple, d'étudier facilement les causes de distorsion des circuits. On pourrait penser produire, par ce moyen, des impulsions à fréquence différente de celle du secteur en commandant le relàis par un-relaxateur, mais on serait rapidement arrêté du côté des fréquences élevées, par la fréquence limite du relais et, d'autre part, l'intérêt d'un tel montage, qui réside avant tout dans sa simplicité et sa rapidité de réalisation, deviendrait beaucoup moins évident par rapport aux montages déjà existants, qui utilisent des principes purement électroniques. , Manuscrit reçu le 9 mai 1952. Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.
doi:10.1051/jphysrad:01952001307-9042700 fatcat:hypg2kwqgzfdxe4tpzmenezxgq