Faut-il danser pour faire danser à l 'école ? Le corps de l 'enseignant à l 'épreuve de la transmission

Sophie Necker
2010 Staps  
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more » ... ueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit. RÉSUMÉ : Alors qu'elle doit participer à l'éducation physique et artistique des élèves, la danse est peu programmée. Dans une perspective socio-ethnographique, au travers des outils de l'interactionnisme symbolique, mon enquête de terrain montre que les enseignants qui « font danser » à l'école sont détenteurs d'une culture artistique pratique. Ce vécu conduit à une connaissance et une compréhension de l'activité par le corps. Les enseignants voient évoluer leurs représentations et référents, se confrontent à d'autres façons de voir, de penser, d'agir, se tiennent informés, s'assurent et se rassurent... Ces expériences personnelles et les traces qu'elles laissent sont ensuite réinvesties en situation d'enseignement dans les classes. Les traits communs à ceux qui se « risquent » rencontrent, dans cet article, les représentations que d'autres enseignants -ne transmettant pas la danse -construisent, s'approprient, mobilisent. Au coeur des représentations, des choix et des actions conséquents des uns et des autres, le corps (celui de l'enseignant, de l'élève, de l'artiste), les usages qui en sont faits, le soin qui lui est accordé, le regard posé sur lui. Sur le plan professionnel et personnel, choisir de programmer la danse n'est donc pas sans conséquence. Les résultats présentés sont issus de l'analyse d'entretiens semi-directifs, d'échanges plus ou moins formels (avec des acteurs investis -ou non -dans la transmission de l'activité), d'observations directes, de documents. ABSTRACT: Dance is scheduled only a bit even though it should be a part of the physical and the artistic education. From the socio-ethnographic point of view, through the tools of the interactionnism symbolic system, my investigation shows that the teachers who "make dance" at school have a practical artistic culture. This personal embodied experience leads to a knowledge and a comprehension of the activity through the body. Teachers see evolving their representations and referents, confront themselves with other ways of seeing, thinking, acting. They are better informed, more confident and self-confident. These personal experiences and the traces which they leave, are then reinvested in teaching situation in classrooms. The common of those who teach dance meet in this paper, the representations that are constructed, chosen, used by other teachers who do not teach dance. Within these representations, choices and actions consequent of ones and others, there is the body (that of the teacher, children, artist), the ways it's used, taken care of, looked upon. Thus, on the professional and personal levels, the choice of scheduling dance bears consequences. This study presents the analysis of semi-directive interviews, more or less formal exchanges (with actors involved -or not -in the transmission of the activity), direct observations and documents.
doi:10.3917/sta.089.0075 fatcat:aj7t253yizf6jni7jppcfd7s6q