Les états mésomorphes et la biréfringence magnétique

L. Royer
1924 Journal de Physique  
Sommaire. 2014 Première partie : La biréfringence des corps mésomorphes suit les lois données par les théories de P. Langevin (6) et de Havelock (5) pour la biréfringence magnétique. Le fait que les valeurs de $$a1 = n1 -n0/n2 -n0 et de a2 = n12 -n20 n22 + 2 sont voisines de -2 ne permet pas de dire si la biréfringence des corps mésomorphes est due à une répartition anisotrope des molécules ou à leur orientation; probablement les deux causes interviennent simultanément sans que l'on puisse les
more » ... ue l'on puisse les séparer l'une de l'autre. Deuxième partie : Au point de vue chimique, presque tous les facteurs qui favorisent ou augmentent la biréfringence magnétique donnent naissance à l'état mésomorphe on élargissent son domaine de stabilité. L'influence d'une liaison double ou triple est très nette dans les deux phénomènes. Troisième partie : La dissymétrie de la molécule des corps mésomorphes est mise en évidence par les mesures des constantes diélectriques des corps mésomorphes placés dans un champ magnétique dont on fait varier l'intensité. A l'encontre de l'observation optique, qui ne révèle aucune action du champ magnétique sur les corps smectiques, les mesures de la constante diélectrique démontrent que cette action existe. Par contre, le champ est sans action sur les substances cholestériques à structure tordue.
doi:10.1051/jphysrad:0192400507020800 fatcat:nwwwbmj7qrdxlihz62baex2gti