Isotopie de l'élément aquatique dans "Elle disait dormir pour mourir" de Paul Willems

Renata Jakubczuk
2019 Studi francesi  
Deeply rooted both in aquatic geography of Belgium and in the author's imaginary world, the penultimate play by Paul Willems, titled Elle disait dormir pour mourir (1983), is perfectly settled in the current of Nordic mythology linked to the presence of water. The playwright presents an extensive system of references, where water constitutes an array of different elements which create coherent isotopic relationships. The role attributed by Willems to the element of water reaches far beyond the
more » ... hes far beyond the diegesis of the microcosmic universe of the drama. The reference to the literary hydrography is completed at the intertextual level because, similarly to the poetics of Gaston Bachelard, the Belgian playwright makes use of the mythic motives inextricably connected to the hermeneutics of the element of water. «[...] le langage du théâtre n'est pas et ne peut être le langage de la vie [...]. La force du théâtre n'est pas d'imiter, mais de créer une autre réalité plus forte que celle de la vie quotidienne... Il crée le mythe sans lequel nous ne pourrions vivre» 1 . «L'eau nous porte. L'eau nous berce. L'eau nous endort. L'eau nous rend notre mère» 2 . (1) P. Willems, Un arrière-pays. Rêveries sur la création littéraire, Louvain-La-Neuve, Presses Universitaires de Louvain UCL, 1998, p. 101. (2) G. Bachelard, L'eau et les rêves. Essai sur l'imagination de la matière, Paris, Librairie José Corti, 1942, p. 150. (3) Dans cet article, je me réfère essentiellement au chapitre III (pp. 85-108) et V (pp. 133-152).
doi:10.4000/studifrancesi.20626 fatcat:foourt6x5zcnzhv55h2h7uolbe