Intra-hair stable isotope analysis implies seasonal shift to salmon in gray wolf diet

C T Darimont, T E Reimchen
2002 Canadian Journal of Zoology  
Seasonal shifts in diet are widespread, but our ability to detect them can be limited. Comparisons of stable isotope signatures in metabolically inert tissue portions grown at different times are inadequately exploited in dietary reconstructions. We propose that segments of guard hair can index diet to periods of growth (i.e., seasons differing in resource availability). We examined inter-hair δ 13 C and δ 15 N signatures from gray wolves (Canis lupus) of British Columbia to test whether the
more » ... k of enriched (marine-derived) nutrients was assimilated during fall, the peak of salmon (Onchorynchus spp.) migration. In five animals, we detected a seasonal dietary shift: relatively more 13 C and 15 N was assimilated during fall than during summer, suggesting use of salmon during fall. Twelve wolves and both controls showed no seasonal shift in diet. Using salmon when available may be adaptive, given its predictability, spatial constraint, caloric content, and lower potential to inflict injury relative to that imposed by large mammals. Our study complements others that also used novel and fine-scale isotope approaches and may permit the identification of otherwise undetectable niche differentiation among conspecifics or heterospecifics. Résumé : Les changements saisonniers dans le régime alimentaire sont chose commune, mais notre capacité à les détecter est parfois limitée. La comparaison des signatures des isotopes stables dans des portions de tissus métaboliquement inertes dont la croissance se produit à différents moments est sous-utilisée dans la reconstruction des régimes alimentaires. Nous croyons que des segments des poils de garde peuvent servir à retracer le régime alimentaire durant les périodes de croissance (i.e. les saisons qui offrent des ressources différentes). Nous avons examiné les signatures de δ 13 C et de δ 15 N dans les poils de garde chez des loups (Canis lupus) de Colombie-Britannique pour déterminer si la majorité des nutriments enrichis (d'origine marine) sont assimilés à l'automne, période où la migration des saumons (Onchorynchus spp.) bat son plein. Chez cinq loups, nous avons noté des modifications saisonnières du régime alimentaire; des quantités relativement plus élevées de 13 C et de 15 N étaient assimilées à l'automne, ce qui semble indiquer une consommation accrue de saumons à cette saison. Aucun changement saisonnier dans le régime alimentaire n'a été enregistré chez 12 autres loups, ni chez les 2 loups témoins. L'utilisation de saumons, lorsqu'ils sont présents, peut être une habitude adaptative, étant donné leur prévisibilité, leur restriction spatiale, leur contenu calorifique et la fréquence beaucoup moins grande des blessures reliée à cette chasse par comparaison à la chasse aux gros mammifères. Les résultats de notre étude viennent s'ajouter à ceux d'autres recherches basées sur l'utilisation de techniques originales et précises d'examen des signatures d'isotopes stables; ces techniques pourront éventuellement servir à repérer des différences de niches chez des individus de la même espèce ou d'espèces distinctes, différences qui ne sont pas décelables autrement. [Traduit par la Rédaction] Darimont and Reimchen 1642
doi:10.1139/z02-149 fatcat:gzohhlz4xrchrnakx4fnroi4em