Les Jardins De Naples Et L'ile D'ischia

M. le comte Jaubert
1866 Bulletin de la Société Botanique de France  
View related articles SÉANCE DU 8 JUIN 18ûô. 281 excité l'imagination des geus étrangers à la botanique et elle ftît demeurée inaperçue comme tout cc qui est normal ct habituel. D'ailleurs Jllusieurs botanistes à qui j'eu parlai me dirent n'avoir jamais trouvé de Trèfle quadrifoliolé. llm'a bien été indiqué un cas persistant de quadrifoliolation, mais ce n'est point dans la nature; il se produit chez une variété à feuilles pourpres du même Trifolium cultivé pat· M. Vcrlot au jardin du l\luséum
more » ... jardin du l\luséum de Paris .. J'ignore si toutes les feuilles sont anomales et s'il conserve toute l'année ce développement particulier. Cc dcmier fait me confirmerait dans la pensée que la quadrifoliolation est propre au 1: 1·epens. Il m'a pam qu'il y avait quelque chose de spécial et de rat·c, parmi les monstmosités végétales, à voit· un organe supplémentaire se développer ainsi. llnc anomalie sc produit souvent par transformation d'm·gane ou par extension. Mais ici la feuille primitive conserve son aspect habituel, ct une foliole complète, composée de son pétiolule ct de son limbe, sc dé.vcloppc en outre des folioles régulières sans qu'il paraisse (ju'ellc soit le dédoublement de l'une d'elles. On voit fréquemment augmenter ou diminuer le nomhn~ des paires de folioles d'une feuille composée; parfois, dans une feuille pinnée arec impaire, la foliole terminale sc dédouble; mais je ne sache pas que l'on ait rencontré ailleurs une disposition semblable à celle qui nous occupe. Peut-être l'observation du sommeil de ces feuilles, leur examen anatomique, et l'étude des conditions dans lesquelles apparaît cc phénomène, indiqueraientils le rôle de la foliole supplémentaire et les causes de son développement. M. le Président signale à l'attention de M. Maugin la culture faite (et probablement continuée encore aujourd'hui) dans le jardin du Luxembourg· d'un Trèfle dont toutes les feuilles sont quadrifoliolées. l\1. le comte Jaubert fait à la Société la communication suivante: LES JAP.DINS DE NAPLES ET L'ILE D'ISCHIA, par Il. le comte JAUBERT. Pour le moment, il ne fait pas bon herboriser dans l'ancien royaume de Naples, car le brigandage, ce fléau endémique des plus belles contrées de la terre, y sévit plus que jamais. Habitués que nous sommes à la sécurité que nous devons en France à l'adoucissement des moeurs, et aussi, il faut l'avouer, à notre bonne gendarmerie, nous avons d<l la peine à comprendre qu'en pleine civilisation, un gouvernement qui affiche de si hautes prétentions reste impuissant en face de telles indignités. Quoi qu'il en soit, cc serait de la botanique un peu chère que celle qui nous exposerait 1t faire qtwlque mauvaise rencontre au détom d'une touffe d'Arbousier ou de LaU!·ier·Rose, ct à être promené de force dans la montagne jusqu'à parfait payement d'une ran~~on exorbitanh•, sons peine de quelque mutilation, pour le moitts. ,\.ussi, soigneux de ne pas renou-T. Xlii. (sÉANCEs) 19 Bulletin de la Société Botanique de France 1866.13:281-299.
doi:10.1080/00378941.1866.10825130 fatcat:xd3fewvc4fdkpjgiqxpxnuygr4