COMPLEXITÉ DES PHÉNOMÈNES DE COUPS DE BÉLIER SUR LES INSTALLATIONS DE POMPAGE ET ESSAI DE CLASSIFICATION DES SOLUTIONS GÉNÉRALES POUR Y REMÉDIER

Paul BERGERON
1949 La houille blanche  
Les phénomènes dus aux coups de bélier à l'arrêt des pompes présentent, au point de vue hydraulique, une compLexité bien plus grande que pour les turbines. Les raisons principales en sont les suivantes: alors que sur les turbines le problème consiste à arrêter une colonne d'eau descendante, sur les pompes, le phénomène commence par le ralentissenlent d'une colonne d'eau ascendante; dans la plupart des installations, l'entraînement des pompes se faisant par moteur électrique, il faut normalement
more » ... il faut normalement considérer le cas de la disparition instantanée du couple moteur, due à la disjonction; une deuxième conséquence de la disjonction est que normalement les appareils de protection ne peuvent être commandés électriquement; enfin, il arrive bien souvent que le tracé des conduites soit quelconque. Suivant en général le relief du terrain, il présente une succession de points hauts, de points bas et des pentes variées. Parallèlement à la complexité des phénomènes, il existe des procédés très divers et très différents pour y remédier. Le choix que l'on peut en faire apparaît souvent arbitraire surtout à l'usager. En fait, chaque procédé correspond à des cas bien déterminés et à une zone d'utilisation pratique. Aucun dispositif n'est universel. C'est la définition et un essai de classement des différents procédés que nous allons tenter d'établir. D'une manière générale, les phénomènes provoqués par l'arrêt d'une pompe peuvent être décomposés en deux phases dont les conséquences sont nettement différentes: La première phase est celle pendant laquelle la colonne d'eau propulsée en marche normale de bas en haut s'arrête, créant au départ de la pompe des ondes de dépression se propageant jusqu'aux réservoirs. Suivant le profil de la conduite, ces ondes de dépression risquent de créer des cavitations entraînant des ruptures de veine. Si durant cette première phase la cavitation n'est en général pas dangereuse, par contre, au cours de la deuxième phase, la fermeture des cavités peut être la cause de surpressions catastrophiques. Il faut donc dans toute la limite du possible empêcher la cavitation. La deuxième phase est celle pendant laquelle la colonne d'eau s'étant arrêtée, inverse son sens d'écoulement sous l'effet de la dépression existant alors dans la conduite. Le courant inversé tend, d'abord à rétablir la pression normale dans la conduite, puis arrivant à la station à faire apparaître des surpressions dangereuses qu'il faudra limiter. Ce n'est qu'au moment où, le courant étant inversé, la pression redevient égale ou supérieure à la pression normale que le problème s'apparente à celui de l'arrêt sur turbine. Pour une classification rationnelle des procédés, il y a lieu de considérer tout d'abord ceux destinés à limiter les dépressions, car ce sont ceux dont les conditions d'utilisation sont fonc-Article published by SHF and available at
doi:10.1051/lhb/1949011 fatcat:g2rle5zrgbbelhl55ziqhs2yoe