Le complémenteurqueet la périphérie gauche : analyse diachronique

Christine Meklenborg Salvesen
2014 Syntaxe et sémantique  
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more » ... et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit. Résumé : Selon Kayne (1976), la subordonnée en  ançais contemporain standard contient toujours le complémenteur que sous COMP. Dans cet article nous nous proposons de situer la théorie de Kayne dans le cadre du CP éclaté de Rizzi (1997) . Nous montrerons que la position dont il est question est Fin°. En comparant l'emploi du complémenteur en  ançais contemporain à celui de l'ancien  ançais, nous indiquerons deux diff érences fondamentales : le traitement des chaînes et la possibilité d'omettre le complémenteur. En  ançais contemporain, seule la tête de la chaîne peut être prononcée, contrainte qui n'existe pas en ancien  ançais. D'autre part, l'ancien  ançais permet l'omission réelle du complémenteur sous Fin°, ce qui n'est pas permis en  ançais contemporain standard. Abstract: According to Kayne (1976) , the complementiser que is always present in subordinate clauses in Contemporary French, where it occupies COMP. In this article, we will accommodate Kayne's analysis within the split-CP approach as suggested by Rizzi (1997) . We will propose that the position occupied by the compulsory que in Contemporary French is Fin°. By comparing data fr om Old and Contemporary French, it will become clear that the two states of languages deviate when it comes to the treatment of chains as well as to the possibility of complementiser deletion. In both languages, the complementiser is subject to movement and as such creates a chain. However, whereas Contemporary French only permits the expression of the head of the chain; Old French does not show any signs of such restrictions. On the other hand, in Old French complementiser deletion is a possibility, and verb movement into Fin° is possible. ⒈ Je voudrais remercier Paul Hirschbühler pour sa lecture minutieuse et ses conseils précieux. Hans Petter Helland et Francine Girard m'ont aussi aidé à améliorer mon article, ce dont je leur suis reconnaissante. Les fautes sont les miennes.
doi:10.3917/ss.015.0047 fatcat:v3bcz74qgzcqdezyynfgikfa6a