La subjectivité et la direction

Laurent Lapierre
2012 Nouvelle revue de psychosociologie  
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more » ... et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit. Powered by TCPDF (www.tcpdf.org) © ERES | Téléchargé le 20/12/2020 sur www.cairn.info (IP: 207.241.231.83) © ERES | Téléchargé le 20/12/2020 sur www.cairn.info (IP: 207.241.231.83) UNE PERSPECTIVE PRATIQUE 1 Après avoir dirigé des entreprises en début de carrière, j'ai entrepris des études en gestion. Il y a trente ans (et c'est encore plus vrai aujourd'hui), la subjectivité était perçue non seulement comme un défaut, voire une tare, mais comme l'antinomie même de la bonne gestion. On nous exhortait à nous débarrasser de cet aspect de soi. J'avoue que je l'ai pensé aussi. Ce qui se publiait et ce qui se publie encore aujourd'hui en gestion est tellement normatif et « rationnel » que le mot même de subjectivité devient suspect. En suivant ces cours de gestion où l'on prônait l'« objectivité » et le « rationnel », j'avais une réaction viscérale. Ça ne pouvait pas être vrai. Pour personne ! Ce texte trouve son origine dans le besoin que j'ai eu, à mes propres yeux, de réhabiliter la subjectivité. Il m'a d'abord fallu faire une distinction entre l'objectivité en gestion (toujours la plus importante), et la subjectivité (toujours la plus déterminante). Mon raisonnement s'est construit comme suit. La direction, qui est l'essence même de la gestion, est une pratique. Ce n'est pas une science et ce ne le sera jamais. On peut étudier ce phénomène en utilisant diverses méthodes scientifiques, on peut éclairer Laurent Lapierre, titulaire de la chaire de leadership Pierre-Péladeau et professeur titulaire, HEC Montréal ; directeur de module d'enseignement, programme EMBA McGill HEC Montréal -
doi:10.3917/nrp.013.0059 fatcat:jrltmqrnzjf5tcdjl7lff6357y