Quelques aspects des écoulements presque horizontaux à deux dimensions en plan et non permanent, application aux estuaires

A. DAUBERT, Mlle O. GRAFFE
1967 La houille blanche  
Introduction Les écoulements à surface libre presque horizontaux, qui sont le siège de propagation d'ondes dites longues, sont couramment traités par la théorie des caractéristiques, dans le cas des rivières ou canaux où il n'y a qu'une variable spatiale représentée par l'abscisse curviligne le long de la rivière. Cette étude prolonge la théorie précédente dans un espace à deux dimensions. Cette théorie, établic par Hadamard, est d'une utilisation moins courante avec trois variables
more » ... riables indépendantes (en ajoutant le temps) et il nous a paru bon de la rappeler en l'appliquant de façon correcte au problème des écoulements non permanents dans une zone littorale. Nous en avons tiré des conséquences qui nous paraissent importantes pour bien définir le problème mathématiquement, surtout en ce qui concerne les conditions aux limites. On en a également déduit un schéma d'intégration numérique, sur lequel a été bâti un programme de calcul sur ordinateur permettant de résoudre les problèmes d'hydraulique dans les zones littorales. Il nous a paru également intéressant de reprendre le problème à la base, d'en établir les équations, de montrer les diverses simplifications qu'on peut y apporter. En particulier, les effets non linéaires seront pris * E.D.F., Direction des Etudes et Recherches, 6, quai \Vatier-(78) Chatou. QUELQUES ASPECTS DES ÉCOULEMENTS PRESQUE HORIZONTAUX A DEUX DIMENSIONS EN PLAN ET NON PERMANENTS APPLICATION AUX ESTUAIRES Communication présentée au Comité technique de la Société Hydrotechnique de France le 9 juin 1967 en compte et l'accent sera mis également sur ce qu'ils apportent. Mlise en équation L'espace étant rapporté à un trièdre orthonormé ;~7z>(; vertical ascendant), on se propose d'étudier l'écoulement d'une masse liquide à surface libre et de profondeur variable. Principales hypothèses. Les principales hypothèses de cette étude sont les suivantes: 1 0 La répartition des vitesses est supposée uniforme sur une verticale; autrement dit, la vitesse calculée sera la vitesse moyenne d'une colonne d'eau; 2 0 L'accélération verticale est négligée devant l'accélération de la pesanteur ou encore la répartition des pressions es t hydrostatique; 3°Les pentes du fond et de la surface libre sont supposées faibles. Les inconnues à déterminer en chaque point en fonction du temps sont: II = tirant d'eau ou Z = cote de la surface libre (Z = II + Zf Zf = cote du fond);
doi:10.1051/lhb/1967059 fatcat:unddchifwbhythyj5ogvtt3cby