How instability lowers African growth

P Guillaumont
1999 Journal of African Economies  
This paper aims to assess the role of instabilities on Africa low rates of growth during the seventies and eighties, using cross-section econometric estimates, on a sample of African and non African countries and two pooled decades. Africa exhibits higher "primary" instabilities (climatic, terms of trade and political instabilities), i.e. instabilities which are structural rather than the result of policy. These "primary" instabilities influence Africa growth, through a lower growth residual
more » ... growth residual more than a lower average rate of investment. They do so by their impact on economic policy, which is evidenced by their influence on two "intermediate" instabilities, the instabilities of the rate of investment and of the real exchange rate, which significantly lower the rate of growth. Résumé Cet article vise à apprécier le rôle des "instabilités" dans le faible taux de croissance que les pays africains ont connu au cours des années 70 et 80. Les hypothèses sont testées sur un échantillon de pays africains et non africains, en utilisant un pooling des deux décennies. L'Afrique a connu de plus fortes instabilités "primaires" (instabilités climatiques, de termes de l'échange et sociaux politiques), lesquelles sont structurelles plutôt que le résultat de la politique économique. Ces instabilités primaires influencent la croissance africaine, en abaissant le résidu de croissance plutôt que le taux moyen d'investissement. Elles ont cet effet en raison de leur impact sur la politique économique, ce que fait apparaître leur influence sur deux instabilités "intermédiaires", celle du taux d'investissement et celle du taux de change effectif réel. Ces deux instabilités intermédiaires, elles-mêmes aussi plus élevées en Afrique, diminuent significativement le taux de croissance.
doi:10.1093/jae/8.1.87 fatcat:obzt7csjszhw3l2xnop3nwaazq