Wenn eine Gesellschaft sich wandelt. Zur Entwicklung der Walliser Lehrerinnen- und Lehrerbildung zwischen 1950 und 1970

Danièle Périsset
2001
Revue suisse des sciences de l'éducation 1/2001 119 Cette contribution analyse une partie des transformations de l'école publique valaisanne entre 1950 et 1970 du point de vue des politiques cantonales de l'éducation. Les conséquences de l'avènement de la modernité et de la démocratisation des études se font grandement sentir à cette période, notamment parce que le canton avait, jusque-là, fortement contenu son évolution industrielle et maintenu sa tradition rurale politique et sociale. Dans
more » ... et sociale. Dans les années '60, les temps changent. Les études se démocratisent, les écoles secondaires se généralisent et les emplois dans le secteur tertiaire attirent les jeunes. Le métier d'instituteur ne fait plus recette; de nouveaux modèles de formation sont inventés qui laissent anticiper entre autre la disparition de l'institut traditionnel de formation des institutrices et des instituteurs qu'est l'Ecole normale. L'exemple du Valais L'extension des systèmes de formation dans les années '50 à '70 est, en Occident, impressionnante. La croissance économique de ces décennies-là fait exploser qualitativement et quantitativement les formes et structures des formations proposées jusqu'alors. Le Valais, canton à forte tradition conservatrice catholique rurale, illustre de manière frappante les tensions induites par les transformations sociales et économiques de cette période. Dans la vallée alpine qui en constitue le territoire, le développement industriel est strictement contenu tout au long du 19 e siècle de même qu'au début du 20 e . Ainsi, au parlement valaisan, les revendications ouvrières sont diabolisées (voir Arlettaz, 1979; Clavien, 1988) . Le canton tient à son identité construite autour de la fidélité à l'Eglise de Rome, à la soumission à l'ordre conservateur clérical, au rejet de toute forme de laïcité et d'individualisation des valeurs morales. Dans son discours et dans ses décisions, l'élite politique installée solidement et sans contestation au gouvernement cantonal depuis 1857 rejette dans la mesure du possible toute forme de modernité (voir à propos de la modernité dans les pays catholiques Altermatt, 1994). T h e m a
doi:10.24452/sjer.23.1.4599 fatcat:hhfykwb32rcvpc3am7gawyeqai