Etude bibliographique. - Transfert de sève brute dans le tronc des arbres aspects méthodologiques et physiologiques

A. GRANIER
1977 Annales des Sciences Forestieres  
Dans cette étude essentiellement bibliographique, les transferts de sève brute sont envisagés de façon quantitative comme un des moyens de mesurer la transpiration des peuplements forestiers. Après avoir rappelé la structure des éléments conducteurs et en avoir dégagé les conséquences du point de vue des transferts d'eau, l'auteur fait un examen critique des différentes méthodes permettant la mesure des flux et vitesses de sève. -Les méthodes de mesure directe des flux de sève sont d'un emploi
more » ... imité en forêt, soit à cause de la délicatesse de leur mise en place, soit par leur coût trop élevé. -Malgré les problèmes théoriques que pose la méthode thermoélectrique (qui mesure une grandeur proportionnelle au flux de sève, il apparaît que seule cette méthode permet actuellement des études de transpiration des peuplements forestiers. Sont ensuite analysés les résultats de la littérature donnant des renseignements sur les variations de la viter.se de l'impulsion de chaleur (appelée abusivement vitesse de sève) et celle du flux de transpiration : -en fonction de la profondeur dans le tronc : il existe une zone de transit optimale dans l'aubier; -en fonction des différences de potentiel hydrique dans l'arbre : la conductivité semble augmenter avec ce terme, favorisant ainsi le passage de la sève ; -enfin, les études simultanées de la transpiration et de la vitesse de sève brute font apparaître l'importance des phénomènes de stockage et de restitution dans le tronc des arbres : variations de l'humidité des tissus et retard de la vitesse de sève par rapport à la transpiration en particulier. Les études en peuplement sont rares mais font apparaître les différences du comportement transpiratoire entre les arbres dominants et les arbres dominés. -Mesure du flux d'eau passant dans le xylème des troncs, sous forme de sève brute. Les difficultés dont nous avons parlé lorsqu'il s'agit de mesurer l'évapotranspiration réelle (E.T.R) in situ pour un arbre ou un peuplement doivent nous faire chercher des méthodes typiquement forestières, s'appuyant sur des mesures à une échelle différente. L'hydrologie forestière, qui cherche une approche globale du phénomène de l'évapotranspiration en est un exemple. Une autre approche, plus analytique, est celle qui consiste à évaluer le flux de sève brute dans les troncs : c'est celle-ci que nous avons choisi de mettre en oeuvre pour deux raisons. Tout d'abord pour essayer de chiffrer la transpiration par un moyen peu coûteux, donc extensible à un grand nombre d'individus. Ensuite, pour tenter d'apporter un certain nombre de renseignements d'ordre physiologique sur les processus et les variations des transferts d'eau dans le xylème. Phys. plantarum, 13, 648-658. LADEFOGED K., 1963. Transpiration of forest trees in closed stands. Phys. plant., 16, 378-414.
doi:10.1051/forest/19770102 fatcat:66nk27vvbngypklkjsoebs6jum