Francia­Recensio 2008/1 Mittelalter-Moyen Âge (500-1500)

Richard Fletcher, Karl
unpublished
den Großen. Christen und Muslime im Mittelalter. Aus dem Englischen von Dirk Oetzmann, Darmstadt (Primus Verlag) 2005, 192 S., ISBN 3­89678­535­5, EUR 24,90. rezensiert von/compte rendu rédigé par Jean Richard, Dijon Il ne s'agit pas ici à proprement parler d'un ouvrage, mais plutôt d'une perspective globale et de la réflexion d'un historien anglais sur les relations entre chrétiens et musulmans au Moyen Âge prises dans leur ensemble. Pendant dix siècles qui ont vu ces relations évoluer, la
more » ... ons évoluer, la conquête musulmane a d'abord été pour des pays chrétiens, sans doute divisés mais soumis à une même religion, l'apparition des Arabes qui s'assuraient d'une domination à caractère ethnique autant que religieux, n'imposant pas l'adoption de l'islam à des sujets dont ils toléraient les croyances et les rites, en n'acceptant dans leur communauté les nouveaux convertis qu'à titre de »clients de leurs tribus«, et en se servant d'eux pour le gouvernement (c'est l'époque de saint Jean Damascène). Ce qui change au temps des Abbasides, qui correspond à un âge d'intégration, marqué par des conversions massives et plus d'une fois forcées (on pense aux »martyrs de Cordue«), et à une extension de la domination musulmane à l'Asie mineure et à l'Espagne; un certain équilibre finit par s'établir, marqué par des contacts diplomatiques. Mais les raids de pillage continuent à partir de Cordue, de la Sicile, de la Garde­ Freinet. Ils provoquent des réactions qui font ici ou là reculer les musulmans; c'est le temps où on rédige la »Chanson de Roland« ou le »Digenis Akritas«. L'invasion turque qui met à mal l'empire byzantin, lequel avait repris du terrain, suscite le mouvement des croisades; celui­ci se traduit par une affirmation d'identité qui fait prononcer le mot de fanatisme, mais il favorise aussi de nouveaux contacts tant commerciaux que culturels. Dans tout ce déroulement des événements, l'auteur est très attentif à tout ce qui témoigne de la prise de conscience des uns par les autres, à des efforts de compréhension qui n'excluent ni l'aspect polémique de la défense religieuse, ni les espoirs de conversion. La curiosité intellectuelle concernant la religion de l'autre est surtout le fait des chrétiens (aux auteurs cités on pourrait ajouter Guillaume de Tripoli et Ricoldo de Montecroce); les musulmans ont porté leur attention sur la culture antique, notamment scientifique, dont les chrétiens qui avaient d'abord bénéficié de l'apport de réfugiés comme Constantin l'Africain, ont eu par leur entremise une nouvelle connaissance. L'averroïsme a nourri la controverse philosophique. Tout ce panorama est vivant, séduisant, et témoigne d'une grande compréhension de cet ensemble de contacts. Il est parfois un peu rapide: les notes sont réduites au minimum, la bibliographie assez sommaire. On aurait attendu un parallèle entre l'épuration pratiquée par les chrétiens quand ils expulsent les musulmans de Saragosse en 1118 (p. 121) et la déportation au Maroc vers le même temps des Lizenzhinweis: Dieser Beitrag unterliegt der Creative­Commons­Lizenz Namensnennung­Keine kommerzielle Nutzung­Keine Bearbeitung (CC­BY­NC­ND), darf also unter diesen Bedingungen elektronisch benutzt, übermittelt, ausgedruckt und zum Download bereitgestellt werden. Den Text der Lizenz erreichen Sie hier: http://creativecommons.org/licenses/by­nc­nd/3.0/de
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