INTERACTIVITÉ : POUR TOURISTES OU POUR ARTISAN ?

Bernard Dubreuil
unpublished
Je me demande si l'interactivité en vidéo,-qui se pratique actuel-lement du point de vue de l'usager comme le parcours plus ou moins libre sur des fichiers d'images-sons-textes stockés sur disque ou sur disquette-n'encourage pas plus le tourisme que l'artisanat, la consommation que la production locale. Je parle du domaine de la formation, là où consommer veut dire interroger des banques d'images ou répondre à des questions toutes faites, là ou produire veut dire faire ses propres textes,
more » ... opres textes, images ou sons en interaction avec un système programmable. Je cherche des causes à ces facilités offertes au parcours sur un terrain connu, mais inconnu du touriste, et à cette relative ignorance, en situation de formation toujours, des facilités existantes en matière de production par l'usager. Tout ce passe comme si, dans la littérature, on cherchait l'interactivité dans la liberté et la variété du parcours, plus que dans la liberté et la variété des choses à produire. Je cherche des causes à cet état de fait, j'en trouve , je décris une situation à venir ou ce problème ne se posera plus... 1-SITUATION ACTUELLE 1.1 Le métier Il y a deux grandes responsabilités auxquelles enseignants et formateurs ne peuvent ni ne souhaitent échapper-faire une évaluation de ce que font, ce que disent, ou ce qu'écrivent les apprenants ;-organiser une progresssion dans les informations et les tâches d'apprentissage. Ils font, nous faisons, des commentaires d'évaluation du genre : « ça c'est bien, ça c'est faux, ça c'est juste, ça c'est mal. Tu t'y es mal pris,
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