5. Malduit, ein Scherzname im Oxforder Roland-Manuskript – und ein Priester namens Baligan [chapter]

2019 Gesammelte Aufsätze zur altfranzösischen Epik  
Le célèbre ms. d'Oxford (« O ») et les éditions critiques de la Chanson de Roland, excepté celle de Stengel (1900), nous montrent, à la cour du roi Marsile, un Malduit le tresorer qui garde les trésors du roi et que l'on voit en train d'en préparer une partie pour le transport. Les études consacrées à la Chanson n'ont pas remarqué qu'il existait également à la cour anglo-normande, au moins du XI e siècle tardif au XIII e siècle, une famille du nom déjà héréditaire de Malduit / Mauduit, dont la
more » ... / Mauduit, dont la tâche était non seulement de garder, mais surtout de transporter discrètement les trésors royaux. Dans O, le nom se révèle donc être une allusion facétieuse qui ne semble pourtant pas remonter jusqu'au poète. En revanche, les Malduit nous réservent une deuxième surprise : dès avant 1161, on retrouve dans leur entourage un clerc surnommé Baligan. C'est la première attestation sûre -et, en tout état de cause, la première attestation dans un milieu francophone -de ce nom qui présuppose le texte de la Chanson sous la forme qui nous est parvenue, c'est-à-dire y compris la partie ‹ baligantine ›. L'article se clôt sur une discussion rapide de ce que cela implique pour la datation de la Chanson.
doi:10.1515/9783110615692-005 fatcat:xjhayfvgvfhh5n2zzxis2j7xmm