Natural resources as agents of economic emergence: evidence from Cameroon

Godfrey Forgha Njimated, Ivan Mboambogoh Yakum
2020 Journal of the Cameroon Academy of Sciences  
Classical economists were of the view that development is a convoluted process and as such countries can only achieve development through a linear path consisting of five stages. Going by this philosophy, the country under the New Deal Government of Cameroon, by its status is between the traditional stage (stage 1) and the pre-conditions to take-off stage (stage 2). Admitting all efforts are put in place as drivers for take-off stage (emergence or stage 3), it becomes imperative to evaluate the
more » ... ive to evaluate the sustainability of this economic emergence. Thus, sustainability drivers such as real gross domestic product per capita, availability of quality agricultural land, energy supply, population growth, enrolment into higher education, foreign direct investments and gross domestic capital formation are evaluated to account for the feasibility of Cameroon's emergence comes 2035. Based on time series data from 1960 to 2017 inclusive on the above listed variables, and using the Structural Vector-Auto Regressive (SVAR) models, the findings yield some useful policy guides. Subject to pre and post-tests of estimation, forecasting was guaranteed up to 58years outside the data set. With a justified 70.2 percent simulation results, the findings reveal that total natural resources rents can actually pave the way for sustainable growth and development in Cameroon by2035 and beyond. The true direction therefore reveals that, in addition to proper management of the available total natural resource rents, reasonable portion of government expenditure and returns on foreign direct investment should be directed to agricultural research, investment in education especially in science, and technology, engineering and mathematics (STEM) and innovation, rents conservation, infrastructural development, energy supply, population growth and the trade-off of leisure in favour of work. These among others are the gate-ways for sustainable growth, development and hence the emergence of Cameroon in 2035. Résumés Les économistes classiques estimaient que le développement était un processus complexe et que, pour les pays sous développé, le développement ne pouvait se réaliser que par une voie linéaire de cinq étapes. Fidèle à cette philosophie, le pays sous le gouvernement du New Deal du Cameroun se situe par son statut entre la phase traditionnelle (phase 1) et les conditions préalables au décollage (phase 2). En admettant que tous les efforts sont mis en place en tant que moteurs de la phase du décollage (émergence ou phase 3), il devient impératif d'évaluer la durabilité de cette émergence économique. Ainsi, les facteurs de durabilité tels que le produit intérieur brut réel par habitant, la disponibilité de terres agricoles de qualité, l'approvisionnement en énergie, la croissance démographique, l'inscription au nouveau d'étude supérieur, les investissements directs étrangers et la formation de capital intérieur brut sont évalués pour rendre compte de la faisabilité de l'émergence du Cameroun à l'horizon 2035 sur la base des données chronologiques de 1960 à 2017 inclusivement sur les variables énumérées ci-dessus, et à l'aide des modèles SVAR (Structural Vector-Auto Regressive), les résultats obtenus fournissent des indications utiles sur les politiques à suivre. Sous réserve de tests préalables et postérieurs aux estimations, les prévisions étaient garanties jusqu'à 58 ans en dehors de l'ensemble des données. Avec des résultats de simulation justifiés à 70,2%, les résultats montrent que la totalité des loyer tirés des ressources naturelles peuvent réellement ouvrir la voie à une croissance et à un développement durables au Cameroun à l'horizon 2035 et au-delà. La véritable orientation révèle donc que, en-plus de la gestion appropriée des loyers totaux disponibles pour les ressources naturelles, une partie raisonnable des dépenses publiques et des revenus des investissements étrangers directs devrait être consacrée à la recherche agricole, aux investissements dans l'éducation, en particulier dans les domaines de la science et de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) et innovation, la conservation des loyers, le développement des infrastructures, l'offre énergétique, la croissance démographique et la compromission des loisirs en faveur du travail. Celles-ci, entre autres, sont les portes d'entrée pour une croissance durable, le développement et donc l'émergence du Cameroun en 2035. Mots clés : Ressources naturelles; Les loyers; Émergence économique; Produit brut réel par capital; Réserve d'énergie; Terre agricole; L'investissement étranger direct; Formation de capital intérieur brut et développement durable.
doi:10.4314/jcas.v15i2.3 fatcat:baqquy6l5bap7obcdet4au6pji