HYPOTHÈSE GÉNÉTIQUE UNIQUE POUR EXPLIQUER LA PRÉSENCE D'INTERSEXUÉS, DE MÂLES EN EXCÈS ET DE MÂLES STÉRILES EN RACE CAPRINE SAANEN

G. RICORDEAU, J.-J. LAUVERGNE, J. BOUILLON, A. LAJOUS
1967 Annales de Zootechnie  
Station rentrale de Génétique animale, Centre national de Recherches zootecll 1l iques, 78 -Jouy-ert-Josas Iiislitul national de la Recherche agronomique SOMMAIRE Nous avons tout d'abord vérifié à nouveau qu'en race Saarzen l'absence de cornes était due à un gène autosomal dominant et qu'il existait une différence de fécondité en faveur des chèvres mottes l'p par rapport aux x hoiiiozygotes pp. Nous avons également décelé chez les mâles une influence nette mais non significative du génotype sur
more » ... ive du génotype sur la taille des portées engendrées, les boucs Pl' semblant présenter nn avantage sur les boucs P / , ' Pour expliquer à la fois l'apparition de mâles stériles et d'intersexués et le décalage du rapport des sexes dans les croisements entre géniteurs sans cornes, nous proposons une hypothèse unique selon layuelle les fei l ielles P1' sont masculinisées d'une manière plus ou moins complète pour donner soit des intersexués, soit des animaux stériles d'apparence mâle classés parmi les boucs. Ainsi le gène autosomat motte aurait, outre son effet dominant à pénétrance complète dans les deux sexes pour l'absence de cornes, un effet récessif de mascutinisation limité au sexe femelle. Des données recueillies pendant t rois années dans la zone du Syndicat caprin de S"tiiite-('roix-!'allée-l,'rançaise et des résultats de testage de la stérilité des mâles permettent une vérification statistique de cette hypothèse. Un examen caryotogique reste nécessaire pour conclure définitivement en précisant le sexe génétique des mates stérilcs. motte ( 1 ) originaire des Alpes, semble-t-il, qui a diffusé un peu partout dans le monde avec la vogue des chèvres suisses. Après avoir étudié indépendamment l'hérédité du cornage, puis celle de l'intersexualité, les auteurs ont admis qu'il existait une liaison génétique entre les deux caractères. Une première hypothèse simple ne s'étant pas révélée suffisante, il a fallu chercher d'autres explications aux écarts systématiques
doi:10.1051/animres:19670402 fatcat:gjy46c2z2vasdheefi6k4k4ugi