Sur le problème des taches solaires et les causes de leur origine

A. Amaftounsky
1909 Astronomical Notes - Astronomische Nachrichten  
Le probltme des taches solaires est un des plus interessants et des plus importants de I'astronomie. C'est pourquoi depuis longternps plusieurs eminents astronomes et physiciens den occupaient. Mais, malheureusement, ce probkme est loin d'&tre rtsolu ddfinitivement. Cet article a pour but d'attirer l'attention des astronomes sur la possibilitd d'une solution de ce probleme sous un autre point de vue, que celui qu'on a eu en rue jusqu'h present. Mais il faut montrer prbalablement, que toutes les
more » ... ent, que toutes les particularites caracteristiques de la structure des taches solaires et, en general, tous les phenomtnes de I'activite solaire sont tres difficiles h expliquer par les hypotheses, proposees jusqu'h present, en general, par les hypotheses, d'aprks lesquelles les taches solaires sont considCrees comme le resultat d'action des forces exttrieures, dirigees de la superficie du soleil vers son centre. D'apres I'hypothbse de Secchi-Young la tache solaire est une depression d'un endroit quelconque de la photosphere, qui rtsulte de I'augmentation de la pression A son voisinage, produite par les courants ascendants de gaz et de vapeurs. Le fond de cette cavitd ou depression forme le noyau de la tache et ses pentes en forment la penombre. Les parties de la photosphere environnante, soulevees par I'eruption des gaz, produisent les facules, B travers lesquelles s'echappent les protuberances. Les nuages de la photosphere sont ordinairement disposkes en colonnes verticales, mais sur les pentes de la tache, dans la ptnombre, elles s'allongent horizontalement et presentent ce qu'on appelle les feuilles de saule. La cavite de la tache est remplie de gaz refroidis, produits par I'truption et descendus des hautes regions de l'atmosphkre solaire. Cette hypothese explique tres bien la formation des facules avant celle de la tache aussi bien que ce fait, qui a 6te observe parfois, qu'une tache, passant par le bord solaire, est comme entouree de protuberances. Mais il parah inconcevable, comment une depression superficielle et pas profonde, remplie de produits refroidis de l'eruption, peut paraftre si intensement sombre. En outre, si ce phenomCne se passe en rdalitd, comme il est dbcrit, cette depression, qui est une cavite h pentes douces, devrait nous parahre non pas comme un noyau aux bords nettement definis, mais comme une tache sombre, qui, du centre B la peripherie, devient de plus en plus Claire et se confond insensiblement avec la photosphere. I1 est aussi inconcevable, comment puisse se former une tache, qui n'a pas de pdnombre ou qui en a une incomplete; pourquoi la penombre nous semble plus Claire que le noyau et moins Claire que la photosphere; pourquoi plusieurs taches out une forme irrtgulikre et bizarre ; pourquoi les taches apparaissent de preference aux latitudes moyennes ; comment peuvent se former les taches petites comme par exemple les pores; pourquoi les zones diverses de la surface du soleil se tournent avec des vitesses differentes etc. Tous ces phenomenes ne s'expliquent pas non plus par l'hypothese de M. l'abbt Moreux, d'aprhs laquelle une tache est une depression surchauffee (hyperthermique) de la photosphere, formte par la chute des masses de matiere, circulant autour du soleil, et qui nous para'lt sombre h cause de la plus haute temperature et de l'absence des particules solides ou liquides. En effet, une fois que la tache est une depression peu profonde de la photosphere, surgissent pour I'explication de quelques-unes des particularites, observees dans les taches, que d'aprb l'hppothese de Secchi-Young. L'hypothese de M. Faye explique le phdnombne des taches solaires de la maniere suivante. La tache est un trou en forme d'entonnoir, produit par un cyclone, qui se forme dans la photosphere et dans les couches sousjacentes B cause de la difference de vitesse de rotation de deux zones voisines de la surface solaire. Les parois de cet entonnoir se tournent et entrahent dans leur intCrieur les gaz comparativement plus froids de I'atmosphere solaire, qui, en absorbant la lumiere, y produisent I'obscuritt. Les nuages environnantes de la photosphere se precipitent dans l'entonnoir sous I'action du mouvement giratoire, y descendent et y forment les feuilles de saule de la ptnombre. La tache a rarement la forme rdguliere d'un entonooir, parce que nous ne voyons pas l'entonnoir meme du cyclone, mais son embouchure dam la photosphere. Les gaz refroidis, entrahes dam cet entonnoir, descendent dans les couches basses et plus chaudes du soleil, s'y rechauffent, s'y dilatent et, en montant les parois de I'entonnoir, soulevent la photosphere et produisent ainsi les facules. En montant plus haut, ces gaz se projettent en dehors sous forme de protuberances. La penombre nous pardt plus sombre parce que nous la voyons h travers la couche des gaz, tchappes de l'interieur du soleil, qui flottent au-dessus de la tache et absorbent la lumiere, venant de la photosphere voisine de la tache. Cette hypothese n'explique pas, pourquoi ce n'est qu'aux latitudes moyennes de la surface solaire que la difference de vitesse de deux zones voisines soit suffisante pour la formation d'un cyclone. En outre, d'apres cette hypothese les facules se forment seulement a p r b la formation de I'en-10
doi:10.1002/asna.19091800902 fatcat:d2s7q6jle5hshdsp7zkm25xrsi