Au service des éditions EMH pendant 11½ ans

2009 Bulletin des Médecins Suisses  
Etudes de langues et littératures scandinaves, histoire de la langue allemande et anglaise et littérature du Moyen Age avec licence en 1994. Première activité au sein d'une organisation de congrès avant d'entrer au service des Editions médicales suisses. Désormais lecteur/ correcteur/rédacteur indépendant. thomas.heuer@balcab.ch Nous avons fait de notre petite boutique une grande, une grande.., bref! ce que nous sommes aujourd'hui ... (trad. FMH) (Loriot: Pappa ante Portas; 1991) J'ai été
more » ... t dès le début. Non comme membre décideur encore moins comme membre fondateur. Deux mois après la fondation des Editions médicales suisses SA en septembre 1998, j'ai été nommé au poste d'assistant de rédaction pour le nouveau rédacteur médical engagé peu avant moi et qui deviendra plus tard notre rédacteur en chef, à savoir Markus Trutmann [1]. La description de mon poste et mes fonctions ont également changé au fil du temps: j'ai ainsi travaillé comme «managing editor» jusqu'à fin mai 2009. En tant que tel, j'ai relu et préparé pour l'imprimerie tous les textes qui parvenaient sur mon bureau ou sur mon écran d'ordinateur en vue de leur parution dans le Bulletin des médecins suisses (BMS). D'entente avec le rédacteur en chef actuel, à savoir Bruno Kesseli [2], j'ai effectué la disposition des articles pour chaque édition du BMS et donné le «bon à imprimer» après la mise en pages. J'ai fait le lien entre la rédaction, la FMH, les auteurs et l'imprimerie. Pleinement engagé. Maintenant, je travaille comme indépendant. Je vais y revenir. Tout d'abord, n'ayez crainte; je ne vais pas vous présenter une liste pseudo-historique des événements qui se sont déroulés pendant toutes ces années, car elle serait aussi ennuyeuse que la description des travaux ci-dessus. J'aimerais toutefois mentionner ce qui suit: durant ce laps de temps, j'ai collaboré avec deux présidents de la FMH, deux secrétaires généraux et une secrétaire générale, un nombre incalculable de membres du Comité central, un chef du service juridique, un nombre incalculable de collaboratrices et collaborateurs (dirigeants ou exécutants) du Secrétariat général de la FMH et de FMH Services, cinq collaboratrices et collaborateurs du service de traduction, un attaché de presse initialement responsable du BMS avec ses deux secrétaires, deux responsables du service de la communication, quatre collaboratrices et collaborateurs dudit service, douze membres de la rédaction, un rédacteur en chef supposé et deux rédacteurs en chef véritables, sans oublier -last but certainly not least -ma secrétaire, pardon: mon assistante de rédaction, Margrit Neff [3]. S'y ajoutent les auteurs, quoiqu'il n'y ait pas grand chose à dire, car vous les connaissez déjà tous: celles et ceux qui écrivent beaucoup et qui sont capables d'approfondir un sujet au choix, les auteurs occasionnels qui ne peuvent pas résister à l'envie de dire leur opinion, les responsables médiatiques de sociétés et d'institutions et les experts (autoproclamés) qui es-timent nécessaires d'exposer leur avis, etc. D'ailleurs, chaque sujet est important. Et c'est bien ainsi. Mais l'on devrait aussi savoir comment faire passer au mieux ses idées. Or, ce n'est (malheureusement) pas toujours le cas. Certes, tous ne sont pas nés avec une plume à la main et la dissertation médicale n'est guère plus longue qu'un travail de séminaire en sciences humaines. Et c'est bien ainsi car cette situation m'a donné régulièrement la possibilité (tâche plus ou moins méritoire) d'intervenir en douceur mais avec fermeté en veillant à ce que l'auteur puisse encore reconnaître son texte. En outre, un facteur spécial a joué un rôle non négligeable: beaucoup de textes qui auraient dû être modifiés ont souvent été victimes du manque de temps. Je devrais maintenant avoir suffisamment de temps à disposition; ma fonction de lecteur/correcteur/rédacteur indépendant devrait me le permettre. Du moins au début. Car je dois aussi m'organiser: contacter différentes administrations (AVS, TVA, ORP, etc.), conclure des assurances, moderniser l'infrastructure et créer un prospectus et un site internet afin d'acquérir (finalement) des clients. Puis la vie sérieuse reprendra (à nouveau!). Et l'immobilité. Je ne sais pas combien de kilomètres j'ai parcouru à vélo entre mon domicile, sis à Bâle et mon bureau, sis à Muttenz. Ce sont certainement plusieurs milliers de kilomètres (par an). Je dois me mettre maintenant au jogging. Et la solitude. Je regretterai certainement mes collègues des EMH (www. emh.ch ' Verlag ' Das EMH-Team) et de Schwabe (www.schwabe.ch). Comme c'était simple de traverser le corridor et de se rendre dans un autre bureau pour bavarder un moment ou pour obtenir des informations. Ou quelqu'un, en passant, venait rapidement me rendre visite. Maintenant ces contacts sociaux/professionnels auront lieu par courrier électronique ou, dans le meilleur des cas, par téléphone. En compensation, je pourrai enfin à nouveau rencontrer mes amis à midi. Les choses ont souvent deux faces: une bonne et une mauvaise. Je remercie de tout coeur les personnes que j'ai quittées pour le temps que j'ai pu passer en leur compagnie et pour la sympathie qu'elles m'ont constamment témoignée. Thomas Heuer* 1 Trutmann M. Communication personnelle. Bull Méd Suisses. 2005;86(11):659. 2 Heuss LT. Présentation du nouveau rédacteur en chef. Bull Méd Suisses. 2005;86(44):2459. 3 Taverna E. Geometrie im Gespräch (texte non traduit). Bull Méd Suisses. 2008;89(20):880-1. Bulletin des médecins suisses | Schweizerische Ärztezeitung | Bollettino dei medici svizzeri | 2009;90: 23 930 Thomas Heuer
doi:10.4414/bms.2009.14375 fatcat:upg3w76scvf5rhpe5oog2fe33u