Influence de la nature et de la quantité de lipides ajoutés à la ration sur la sécrétion de lait et de matière grasse chez la chèvre

P. MORAND-FEHR, P. BAS, D. SAUVANT
1987 Reproduction nutrition development (Print)  
Twenty-four goats at the onset of lactation received forages and concentrate with no fat, 5 % of tallow or 5 or 10 % of dairy fat prilis (DFP). The addition of fats (especially of 5 % DFP) increased milk and fat yields and fat percentage and decreased the calculated energy balance deficit. Les matières grasses alimentaires ont, selon leur nature et les quantités apportées, un effet variable sur le métabolisme, la production et la composition du lait du ruminant (Storry, 1981 ; Chilliard et al.,
more » ... ; Chilliard et al., 1984 ; Morand-Fehr, Chilliard et Bas, 1986a) . En conséquence, les effets d'un apport, dans l'aliment concentré, de 5 % d'une graisse animale (mélange de suifs) et de 5 ou 10 % d'acides palmitique, stéarique et oléique sous forme de savons (Dairy Fat Prills DFP) ont été analysés sur des chèvres laitières. Matériel et méthodes. Vingt quatre chèvres alpines reçoivent individuellement 600 g de MS de foin de luzerne, des pulpes de betteraves surpressées à volonté et des quantités de concentrés préétablies selon l'évolution moyenne de la production laitière, qui augmentent de la 1 re à la 4e semaine de lactation de 565 g à 990 g de MS. Au 7e jour de lactation, elles sont réparties en 4 lots recevant différents concentrés : sans graisse (Lot GO), contenant 5 % de suif (Lot G5), ou 5 % (Lot D5) ou 10 % (Lot D10) de DFP. Les quantités de concentrés distribuées sont calculées de telle sorte que les rations, hors addition de lipides, apportent les mêmes quantités d'énergie nette et de PDI. Le bilan énergétique (BE) est calculé par différence entre l'énergie nette ingérée et les besoins énergétiques d'entretien et de production. Pour ce calcul, la valeur adoptée pour les matières grasses est de 4 390 kcal en/kg MS. Les acides gras non estérifiés (AGNE) et le ,Q-hydroxybutyrate (BHB) plasmatiques sont dosés sur des prélèvements réalisés avant le ler repas du matin en l,e, 2e, 4e et 6e semaine de lactation. Résultats et discussion. Les consommations de foin et de pulpes des 4 lots ne sont pas significativement différentes (tabl. 1 ). A l'inverse de l'aliment D5, les aliments GO et surtout G5 et D10 ont été partiellement refusés en début d'expérience. En conséquence, le lot D5 consomme significativement plus de matière sèche et d'énergie nette. Les productions de lait et de matière grasse rectifiées pour les différences en 1 re semaine de lactation sont significativement plus élevées pour les lots D5 et D10. Le taux butyreux des lots recevant un apport de lipides est significativement plus élevé que celui du lot G0. Les corrélations pour l'ensemble des animaux et
doi:10.1051/rnd:19870264 fatcat:saouq7ebfnbhliwetnit7ht554