Sarcoptides plumicoles des oiseaux d'Indochine

Jean Gaud, M.-L. Petitot
1948 Annales de Parasitologie Humaine et Comparée  
Les sarcoptidés plum ic o les (Analgesidae) vivent en parasites sur les plumes des oiseaux (1). Ils semblent se nourrir, non des plumes elles-mêmes, mais des sécrétions qui recouvrent ces dernières ou, peut-être, des êtres inférieurs vivant dans ces sécrétions. Ces aca riens ont fait l'objet de bonnes études morphologiques et systéma tiques. Leur biologie est moins bien connue. Elle pose d'intéressants problèmes : répartition selon les hôtes, les pays et les saisons, cycles biologiques,
more » ... iologiques, spécificité parasitaire, rôle vecteur éventuel pour d'au tres parasites aviaires, etc... Au cours de l'année 1946, nous avons eu l'occasion d'examiner un petit nombre d'oiseaux sauvages de Cochinchine, Cambodge et Sud-Annam. Nous avons recherché systématiquement chez eux les sar coptidés plumicoles, avec l'idée que ces acariens pouvaient jouer un rôle dans la transmission de certains cestodes. Nos recherches dans ce sens ont été négatives, mais elles ont été l'occasion d'identifier plusieurs espèces de sarcoptidés nouvelles pour l'Indochine. Etant donnée l'indigence des connaissances à ce sujet, nous pensons inté ressant de publier un catalogue de nos trouvailles. E.-F. Houdemer, dans ses Recherches de parasitologie comparée indochinoise (19,38), consacre aux acariens plumicoles un paragra phe d'une telle brièveté qu'il peut être reproduit in extenso : « La plupart des oiseaux domestiques ou sauvages du Tonkin en sont infestés. Il serait intéressant d'en faire une étude systématique qui réserverait certainement des trouvailles. Nous mentionnerons simplement que, chez trois espèces d'oiseaux : le pigeon domestique, Streptopelia orientalis orientalis Latham et Egretta garzetta garzetta L., nous avons vu des Hgpodectes (nymphes de Falculifer) for mant de vastes colonies dans le tissu conjonctif sous-cutané. » Il est exact que nos connaissances sur les sarcoptidés plumicoles de l'Indochine sont pauvres. Elles le sont moins, toutefois, que ne le (1) Plus rarement à l'intérieur du tuyau des plumes. Ann. de P a r asito lo g ie, t . XXIII, N os 5-6. -1948, p. 337-347. 22.
doi:10.1051/parasite/1948235337 fatcat:gg63ktlawne2hj3o57hsegikfy