Le squat, un droit à la ville en actes

Thomas Aguilera, Florence Bouillon
2013 Mouvements  
Le squat, un droit à la ville en actes Le squat est le plus souvent appréhendé par les sciences sociales sous l'angle des mobilisations collectives. L'idée de « droit à la ville » est au coeur de la rhétorique des squatteurs politiques et de leurs répertoires d'action. Les auteurs reviennent, dans cet article, sur cette hypothèse en mobilisant des résultats d'enquêtes réalisées à Paris, à Marseille et à Madrid. Il s'agira alors d'évoquer un tout autre visage du squat, souvent négligé car plus
more » ... négligé car plus discret : celui des squats de « pauvreté », occupés par les citadins les plus démunis et disqualifiés. « Le droit à la ville (...) ne peut se formuler que comme droit à la vie urbaine, transformée, renouvelée (...). Seule la classe ouvrière peut devenir l'agent, porteur ou support social de cette réalisation. Ici encore, comme il y a un siècle, elle nie et conteste, de par sa seule existence, la stratégie de classe dirigée contre elle. Comme il y a un siècle, bien que dans des conditions nouvelles, elle rassemble les intérêts (dépassant l'immédiat et le superficiel) de la société entière, et d'abord de tous ceux qui habitent ». Henri Lefebvre, Le droit à la ville, Anthropos, Paris, 2009 (1968), p. 108.
doi:10.3917/mouv.074.0132 fatcat:ox4smeyyz5gfnhy6ekp6cypviq