Benchmarking des performances infrastructurelles de l'Afrique

Babacar Sarr
2015 Mondes en Développement  
La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il
more » ... ueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit. Powered by TCPDF (www.tcpdf.org) Document téléchargé depuis www.cairn.e rôle essentiel que joue une offre adéquate d'infrastructures dans une croissance économique durable est reconnu depuis assez longtemps et a été richement documenté dans la littérature (Banque mondiale, 1994, 1). Les infrastructures ne contribuent pas seulement à la croissance économique mais aussi au développement humain 2 : un accès convenable à l'eau potable réduit la diffusion des maladies graves telles que la diarrhée, une des grandes causes de la mortalité maternelle et infantile ; l'électricité facilite les services de santé et d'éducation et stimule la productivité des petites entreprises ; le développement des technologies de l'information et de la communication (TIC) permet de réduire les coûts de transport en facilitant les transactions à distance ; enfin, de bons réseaux de transport facilitent l'accès aux marchés locaux et mondiaux. Le développement des infrastructures en Afrique représente un défi majeur du fait de la particularité du continent qui se caractérise par une faible densité de population, un nombre relativement élevé de pays enclavés et un fort taux de croissance urbaine. Dans la plupart des pays africains, le déficit d'infrastructures représente une contrainte majeure à l'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), malgré une hausse régulière des investissements dans ce domaine au cours de ces dernières années. En effet, la contribution agrégée des gouvernements, du secteur privé et des bailleurs de fonds pour le financement des infrastructures s'élève, en moyenne, à près de 45 milliards de dollars par an, soit 7% du PIB de l'Afrique (Briceño-Garmendia et Foster, 2009, 8). Malgré cette importante manne financière, une amélioration significative des performances infrastructurelles des pays africains tarde à se matérialiser. Le niveau de fourniture des infrastructures sur le continent est insuffisant et la fourniture adéquate des services sociaux de base aux populations prendra
doi:10.3917/med.172.0131 fatcat:sqfe6mdu3bbehpleg6mmxlkmky