Creatures of Habit? What Translators Usually Do with Words

Dorothy Kenny
1998 Meta : Journal des traducteurs  
Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. Érudit offre des services d'édition numérique de documents scientifiques depuis 1998. Note : les règles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir. Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d'utilisation que vous pouvez consulter à l'URI
more » ... https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Document téléchargé le Résumé Cet article se concentre sur certains des défis méthodologiques et théoriques de l'étude de l'«assainissement» des textes traduits par l'analyse de la prosodie sémantique. L'hypothèse principale est que le vocabulaire des textes cibles est généralement plus restreint que celui de l'original; il en résulte ce que nous appelons des «versions assainies de l'original». Abstract This paper focuses on some of the methodological and theoretical challenges presented by the investigation of "sanitisation" in translated texts through the analysis of semantic prosody. The main hypothesis is that target texts tend to use toned down vocabulary compared with their sources, and that this results in the creation of a "sanitised version of the original." The creative potential of language is undeniable, but the concordances to a corpus remind us forcibly that in most of our utterances we are creatures of habit, immensely predictable, rehearsing the same old platitudes and the same old clichés in almost everything we say. If it were not so, language would become unworkable. Humankind cannot bear very much creativity. (Hanks 1996: 85)
doi:10.7202/003302ar fatcat:7gqudmk7ljdaxljvdiqt3pxkla