Språklig mångfald och enhetssträvan – om svensk språkpolitik i tidsperspektiv

Jean-François Battail
2010 Sens public  
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more » ... udit/1064035ar Résumé: La Suède, qui s'est ouverte plus que tout autre pays nordique à l'immigration après la Seconde Guerre mondiale, compte aujourd'hui plus d'un million de personnes d'origine étrangère. Ce multilinguisme et multiculturalisme de date récente tend à occulter le fait que par le passé, le royaume suédois a été moins homogène qu'on ne le prétend souvent. Une grande variété dialectale a été source de particularismes qui ont subsisté longtemps et n'ont pas totalement disparu. De plus, la présence de minorités historiques parlant des langues finno-ougriennes constitue un élément marquant de différenciation, qu'il s'agisse des autochtones du Grand Nord, les Sâmes, ou de la majorité fennophone de Finlande -qui fut la province orientale de la Suède du début du 14e siècle jusqu'en 1809. À quoi se sont ajoutées des vagues d'immigration successives qui, sans avoir l'ampleur de celles que le pays a connues dans la seconde moitié du 20e siècle, ont laissé des traces durables. Sverige betraktas ofta som ett homogent land, vilket har visst fog för sig, särskilt vid jämförelse med andra europeiska länder. Det är dock en sanning med modifikation. En del skarpa iakttagare har lyft fram en annan dimension, nämligen mångfalden. Så demografen Gustav Sundbärg, som i Det svenska folklynnet (1911) slog fast att partikularismen länge varit ganska framträdande i Sverige och att bygden kanske betytt mer än nationen. En mansålder senare noterade romanförfattaren Ludvig Nordström, tillika en begåvad reporter, att landet ända till dags
doi:10.7202/1064035ar fatcat:xnfakrpcejaynkisr6qlzh3ram