Préface à la seconde édition [chapter]

1903 Études sur la nature humaine  
PRÉFACE à. la seconde édition En préparant cette édition, j'ai voulu autant que possible tenir compte des objections qui ont été formulées contre les idées que je défends dans mes Études sur la nature humaine. C'est le clinicien bien connu de Montpellier, M. le D r Grasset, qui en a fait la critique la plus développée dans son article « la fin de la vie » (Revue de philosophie, 1 er août 1903). M. Grasset pense que, dans mon système, il n'y a « aucune place pour l'altruisme» et que « la
more » ... et que « la recherche de la longévité et de la mort naturelle ne peut pas constituer le fondement de la morale, parce que dans cet élément, comme dans tous les éléments tirés de la biologie, il n'y a aucune place pour l'obligation ». Il est cependant évident que, pour arriver au but de la vie individuelle, il faut le concours de la société et par conséquent un échange de services entre individus. La convictioii que, sans ce concours, l'individu ne pourra jamais atteindre sa fin normale, constitue, je pense, une obligation de répondre aux services d'autrui par des services réciproques, beaucoup plus efficace que tous les commandements religieux. C'est tout à fait comme
doi:10.1515/9783112359426-002 fatcat:tpvsvruq5rbbngej3zvw3pi5gq