Ichthyologie française, ou, Histoire naturelle des poissons d'eau douce de la France / par J.-N. Vallot .. [book]

J. N. Vallot
1837 unpublished
Ne serait-ce pas plutôt le Pelromycon ornnchinlis , Linn. , Ammocete Lamproyon? « 22. Corydale. « 23, Dormille, vul.<^. Dremillon, w Quels sont ces deux poissons indiqués sans dénomination systématique ? « 24. Barbotte, Cobills barbatida. « 25. Loche franche , Cobitis loenia. » Ces deux derniers poissons sont-ils désip^nés avec leur véritable dénomination systématique ? Cela est douteux , surtout en ayant suivi le Conseivateur suisse. <( 26. Misp;uri : lisez 3Iissurn. )> P. 9. « On a vu dans le
more » ... . « On a vu dans le lac quelques raies et même des esturgeons; mais ils sont devenus très-rares depuis que les sels, qui se consomment dans le pays, n'arrivent plus par le Rhône. » Il serait curieux et intéressant de connaître les circonstances qui ont fait croire à la présence des Raies dans le lac. Les savans d'Aix peuvent seuls indiquer la source de cette assertion singulière. Les Raies étant des poissons essentiellement marins, quelque malin n'auraitil pas jeté une Raie dans le lac pour faire croire à l'existence de ce poisson dans la Savoie? Ce serait une nouvelle mystification à ajouter à celles assez multipliées faites aux naturalistes. Jean-Daniel Meyer , peintre en miniature à Nuremberg , a publié en 1748 , dans cette ville , un ouvrage ' pour représenter d'après nature (excepté cependant les lièvres cornus, Act. Divioji., i835, p. 79), des mammifères j des oiseaux , des reptiles et des poissons , avec ' Johan Daniel Meyers Yorstelliingea allerley lliiere îuit iliren gerippen. ( Ï2 ) leurs squelettes 5 les figures sont disposées sans ordre. Cuvier , Hisl. nal. des poissons , loin, i , p. 3o2 , note 5 , a dénommé toutes celles relatives aux poissons^mais s'en rapportant , soit au nom de chaque figure , soit à la description correspondante , il est tombé dans quelques erreurs très-importantes à signaler. La planche 53 du tome 2 est intitulée : Die rotliaiige , appelé dans le texte Rubellio. D'après ces deux noms, Cuvier rapporte la figure au Cjprimis ery throphlhabnus . Mais dans cette figure , la position de la nageoire dorsale correspond à celle des ventrales 5 aussi conviendrait-elle plutôt au Cypiinus blicca, Bloch , planche X , à raison de la longueur de la nageoire anale et de la couleur safrannée de l'iris ' . La planche 93 du même volume a pour titre : Der lieseling , qui suivant Cuvier représenterait le Gardon, Cjprinus jeses. Dans cet article , Cuvier attribue le nom de Gardon * Dans le Levant, les poissons ont toujours été très-estimés 5 mais jadis les liaLitans de l'Europe continentale en faisaient très-peu de cas. Voy. Belon, Observations de plus, singular. , lih. i, chap. lxxii. Le nom de Poissons blancs est très-vague. Je lis en effet dans la Statistique du département de la Drame , par M. Delacroix , i835, p. 234 '• On pêche dans l'étang de Chavannes des Carpes , des Tanches , des Brochets et des Goujons , vulgairement appelés poissons blancs. et en font-ils leurs mets de prédilection pendant le carême. « Revue britannique ) i836 , tom. iVj p, i5(j. ( 23 ) « ou de Lyon , discourir près d'une fricassée de p^re-« nouilles en buvant du Cognac. » Chroniques , lettres ei journal de V^oyage, ion6, ioni. i , /?. 3o6. Le même auteur , en rendant compte de sa visite au musée d'Oxford , où on lui fit voir la tête et le bec toutà-fait extraordinaire du Dodo, Didus ineptus , Linn. , parle d'un oiseau curieux qui a les ailes garnies de piquans, à l'aide desquels il embroche de petits poissons comme sur une lance. Mémoires et Koyages du prince Puchler-Muskau , iSSa, tom. i, p. 2.68. Le prince Puckler-Muskau répète ici un conte ridicule : l'oiseau dont il parle est une espèce de Jacana. Ce serait le Pana brasiliensis , Gmel. , Sjst. nat. , edil. xiu , p. 708, sp. II, si cette espèce existait autrement que sur l'autorité équivoque de Marcgrave. Quoi qu'il en soit , c'est réellement un Vanneau armé , mais qui n'embroche pas les poissons avec l'éperon de son aile. C'est un conte dans le prenre de celui relatif au Jieuersus squa7nosus , ( Diodoji spijiosissinius , défiguré par l'empaillage ) que j'ai expliqué. Act. Dii^ion., 1829, De tous les départemens français , celui de la Coted'Or , dominant les trois bassins de la Seine qui communique à la Manche, de la Loire qui communique à l'Océan , et du Ilhonc qui se rend à la Méditerranée , est le plus riche en poissons d'eau douce 5 aussi son ichthyologie peut-elle avec raison passer pour celle de toutes les rivières de France. En effet , à part le Mal , Silurus glanis , Linn., que l'on pèche dans le Rhin, et peut-être encore une ou deux espèces confinées dans quelques rivières , on peut regarder l'ichthyologie du département de la Cole-d'Or comme celle de tous les départemens non maritimes. ( 25 ) Les poissons , dont beaucoup sont employés Iiahituclloment dans récononiie domestique comme aliiiunl , deviennent, pour certains jours et pour diverses époques de l'année, une nourriture oblij^ée , voilà pour l'utilité j puis, la connaissance des particularités qu'offrent plusieurs d'entre eux , la manière de se les procurer , sont une satisfaction pour l'esprit, une occupation pour le corps, voilà l'agrément. Parmi les agrémens que peut procurer la connaissance des poissons , il faut ranger le plaisir de la pèche, dont elle indique les procédés. Plusieurs ouvrages ont été publiés sur cet exercice. On trouvera de très-grands détails à ce sujet dans le Traité des pêches , par Duhamel, tom. t , sect. i'^. Cet auteur traite des différens filets , et n'oublie pas la pêche à la canne, vulgairement appelée dans notre pays, pêche à la ligne. Il existait à Florence une Academia degVUmidi, dont chaque membre adoptait le nom d'un poisson. Cette Académie, fondée en i549 par Corne P', fut plus tard incorporée dans l'Académie délia Crusca. Voy. Bei^. brilan. , i836 , tom. v, p. o\'j. A. -F. de Coupigny, célèbre par ses bons mots et par quelques romances, a fait un Traité de la pêche que l'on dit fort spirituel et fort piquant. Cet auteur, sur la fin de sa vie , devint un des plus déterminés pécheurs que l'on connût 5 il lui arrivait souvent de faire cent lieues dans les chaises de poste de ses amis, afin d'aller pêcher quelque poisson qui ne se trouvait pas dans la Seine. Voy. Mém. encyclop., i835, p. 55'j , n" 298.
doi:10.5962/bhl.title.9144 fatcat:heloucrbnngvbdv7crowgf3zrm