Commentaire sur « Débat sur le front polaire » de J.-J. Thillet et A. Joly (La Météorologie 8e série, n° 12, décembre 1995, 58-67)

Marcel LEROUX
1996 La Météorologie  
La Météorologie 8 e série -n°16 -décembre 1996 Quelle surprise d'être cité (p. 66) dans la réponse d'A. Joly à J.-J. Thillet. La manière est en effet très peu académique puisqu'elle n'est pas accompagnée de référence bibliographique ; étonnante est la façon de présenter la dérive de J.-J. Thillet vers les Anticyclones mobiles polaires (AMP) comme aventureuse, surprenante d'assurance est l'appréciation sur les AMP : « objets dont l'identité dynamique reste à définir et à valider. » Une question
more » ... er. » Une question est fondamentale : pour qui les AMP restent-ils à valider ? Comment dans le langage des théoriciens s'appelle la configuration réelle révélée par l'image satellitale du 28 avril 1986 (figure 1) ? Ces configurations sont constamment observées, ne serait-ce que sur les quatre images Météosat journalières de Météo-France, leur apparition, leur évolution, leur transformation étant, jour après jour, sans cesse renouvelées... Le hiatus est considérable tout au long du débat entre les considérations théoriques (sans la moindre preuve) et l'observation honnête, attentive et prolongée des faits réels « à partir d'une expérience de prévisionniste ». Mais cette longue confrontation avec la réalité d'un « ancien praticien, toujours passionné » n'ébranle à aucun moment la certitude du théoricien. Cette attitude relève-t-elle de la démarche scientifique ? Oui, à la condition Figure 1 -Image satellitale prise par Météosat 2, le 28 avril 1986 à 12 h UTC. (Cliché CMS, Lannion)
doi:10.4267/2042/47004 fatcat:dacdkcsr2vc2flkwcd4hf4jope