Beyond economic man: Adam Smith's concept of the agent and the role of deception

Caroline Gerschlager
2005 Cahiers d Économie Politique  
Distribution électronique Cairn.info pour L'Harmattan. © L'Harmattan. Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf
more » ... t interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit. Powered by TCPDF (www.tcpdf.org) Document téléchargé depuis www.cairn.info ---207.241.231.81 -27/07/2018 07h06. © L'Harmattan Document téléchargé depuis www.cairn.info ---207.241.231.81 -27/07/2018 07h06. © L'Harmattan Cahiers d'économie politique, n° 49, L'Harmattan, 2005 Summary: Drawing on Adam Smith's "The Theory of Moral Sentiments" I suggest analysing and further developing my hypothesis that deception is inevitable in the social setting. Smith's agents, who constantly deceive themselves because they cannot look impartially at themselves and others, are compared to and differentiated from homo oeconomicus as the prototypical model of modern economic agents. My analysis reveals that Smith and modern economists arrive at contrasting viewpoints concerning deception. Whereas Smith's selfdeception and illusions are vital to understanding the exchange process, modern economists regard deception as inefficient, hindering exchange and ultimately making it impossible. Résumé : En m'appuyant sur la "Théorie des Sentiments Moraux" d'Adam Smith, je me propose d'analyser et de développer mon hypothèse selon laquelle la tricherie est inévitable dans le domaine social. Les acteurs de Smith qui ne cessent de se tromper eux-mêmes parce qu'ils ne peuvent pas prendre un point de vue impartial, sont comparés à l'homo oeconomicus comme modèle standard des agents économiques. Mon analyse vise à démontrer qu'Adam Smith et les économistes modernes arrivent à des points de vue opposés concernant la tricherie. Alors que le premier considère que la tromperie et les illusions sont cruciales pour comprendre l'échange, les seconds envisagent la tricherie en termes d'inefficacité qui entrave l'échange, et finalement le rend impossible. Zusammenfassung: Bezug nehmend auf Adam Smith's "Theorie der ethischen Gefühle" wird in dem Beitrag die These entwickelt, dass Täuschungen im sozialen Austausch unvermeidlich sind. Smith's Akteure die sich permanent selbst täuschen, da sie anderen und sich selbst gegenüber nicht unparteiisch sein können, werden mit dem homo oeconomicus als prototypisches Modell des ökonomischen Akteurs verglichen und von ihm unterschieden. Die Analyse zeigt, dass Smith und die moderne Ökonomie unterschiedliche Sichtweisen die Täuschung betreffend haben. Während Smith's Selbsttäuschungen und Illusionen wesentlich für das Verständnis des Tausches sind, behandelt die moderne Ökonomie Täuschungen als Ineffizienz, die den Tausch behindern und ihn letztendlich verunmöglichen. Classification JEL:
doi:10.3917/cep.049.0031 fatcat:2m36p4miurhjjbdbd34mcasgje