La Vie de St Remi, poeme du XIIIe siecle, par Richier

Paul Barbier Fils
1914 Modern Language Review  
JSTOR is a not-for-profit service that helps scholars, researchers, and students discover, use, and build upon a wide range of content in a trusted digital archive. We use information technology and tools to increase productivity and facilitate new forms of scholarship. For more information about JSTOR, please contact support@jstor.org. . Modern Humanities Research Association is collaborating with JSTOR to digitize, preserve and extend access to The Modern Language Review. All use subject to
more » ... ll use subject to JSTOR Terms and Conditions Reviews Reviews 'For my part,' says the editor, 'I rise from the task in reverence and wonder not only at the mass (not easily sized) of poetry written with ardour in these less-than-a-hundred years, but at the amount of it which is excellent, and the height of some of that excellence; in some exultation too, as I step aside and... gaze after the stream of young runners with their torches.' GRACE E. HADOW. CIRENCESTER. La Vie de St Remi, poeme du xiiie siecle, par Richier. Public pour la premiere fois d'apres deux MSS. de la Bibliothbque Royale de Bruxelles. Par W. N. BOLDERSTON. London: Henry Frowde. 1912. 8vo. 356 pp. La disposition generale des matieres, dans cette edition, me parait bonne. I1 y a d'abord une introduction (pp. 5-38) qui comprend une courte vie de St Reini, puis les renseignements sur les MSS. du pomee, sur l'auteur, sur les sources, sur la versification, sur le dialecte, le tout suivi d'une bibliographie concise et de deux appendices dont le premier rapproche les vv. 1520 sq. de la Vie de St Remi du passage qui lui correspond dans la Vita beati Remigii de Hincmar et le second contient la Visio Karoli Calvi d'apres BN lat. 12710 corrig6 en quelques endroits k l'aide de BN lat. 14117. Les 8234 vers de la Vie de St Remi occupent les pp. 39-338. Viennent ensuite une analyse et des notes (pp. 339-346), un glossaire (pp. 347-351), enfin une table des noms propres (pp. 352-356). Mais si la disposition gen6rale des matieres est bonne, on n'en peut dire autant du traitement de ces matilres. D'une fagon gdn6rale, tout ce qui concerne l'etude de la langue du texte-et c'est pour une edition comme celle que nous avons sous les yeux un point capital-a 6et fait d'une fa;on trop sommaire et trop negligente. Je m'arrAte, par exemple, h ce qui est dit du dialecte aux pp. 19 sq. et pour ne pas prendre trop de place, je me bornerai a critiquer ce qui se rapporte aux voyelles (pp. 19-21). 'A ddveloppe quelquefois un i...' nous dit-on, ' surtout devant n mouillee.' Mais l'i de montaigne etc. n'est pas autre chose qu'une graphie qu'on trouve aussi dans le fran9ais normall et qui indique le mouillement de la nasale. ' Au devient a dans mavais 2660, as 1182, ara 5936.' Mais voilk d'abord des cas fort differents. Et puis as n'est pas pour un anterieur aus; c'est as qui, comme dans le franrais normal, est primitif. De m&me ara n'est pas pour aura, c'est une forme des dialectes du N. Est qui correspond au fr. normal aura. 'Ei est devenu i dans chair 4344.' Non pas: chair, cheir est un doublet de cheeir dont l'origine doit etre analogique. 'E (du latin a libre et accentu6) s'6orit tant6t e, tantot ei...' C'est juste; mais pourquoi citer parini les exemples: decreit 1050 ? Les constatations faites pour les 1 Mr Bolderston fait preceder ses remarques sur les voyelles pir la phrase: 'Nous faisons la comparaison avec le franQais normal.'
doi:10.2307/3713444 fatcat:kvnta4hhyzawnek56bnk72cpi4