Les origines du Comté de Flandre

François-Louis Ganshof
1937 Revue Belge de Philologie et d'Histoire  
ningen op hel Einde der 1'C3iddeleeuwen (Gent, 1912) zoo doeltreffend had tocgelicht, vonden in (( Elckerlyc » een overtuigencl voorb celd. 1s deze overeeiikonist aari Leonarcl Willems oritgaan, cles te duidelijkt?r formulecrdc zt! 1,ode Mont eyiie, waar liij schrij ft : u Doet ccn draina als Elckerlyc niet tlcnkcn aan ecti scliildcrij als « De zevcn Sacrainentcti )# vaii 'Ii3ogicr Van der Weyden, clic in het Musciinl van Antwcrpcn haiigt, eii waarvan de tooneeltjcs het diepc iiigrijpcii van de
more » ... iiigrijpcii van de godsdienstige idcc iti 't dagelijksch Ievcn der mcnsclien iiit de vi jfticnde eeuw, zoo sterk doen mccvoelcii 3 Wekkcii cic gcl>uurtcnisscii, welke. iii Elckerlyc ), worclen voorgcstcld, niet clcnzelt'den indruk als hct touneel vari den stervenden man 01) liet. rechtsche paneel van Vari der Weyclen's drieluik ? » (l) Mits ecn aaiivulling van liet aestlietische in t( Elckcrlyc », in zijn ruimsteii zin opgevat, wordt het. bock van Dr. Leonard Willems de incest o m v a t t e~i d~ en grondigste studic over cle schoonstc onzer middeleeuwsche moraliteiten. Dr. Rob. Hosarass. FLANDRE A PROPOS D'UN OUVRAGE RÉCENT. M. H. Sproemberg, à qui l'on doit d'autres travaux intéressants sur l'histoire de la Flandre au moyen âge (z) s'est attaché rkcernment à l'étude des origines memes du comté ($). Xous souscrivons pleinemeiit ii l'opinion qu'exprimait a u sujet de la puùlicatioii de M. Sproemberg, qu'il eut la joie de lire quelques semaines avant sa mort, notre regretté maître Henri Pirenne : c'est l'examen le plus fouillé e t le plus important qui ait été consacre A la questioti. On comprendra que nous tenions, à rai-(1) Lode ~\IONTEYXE. a Elckerlyc. u Hct Tooneel. Nulnmers van 28 Dccernbcr 1935 en 4 Januari 1936. (2) Beitrage zur FranzUsiscil-Flandrischen Geschicl~te ; 1. Alvisus, Abl von Ancllin (Berlin, Eberiiig, 1931 ). Judilh, Konigin von Eng land, Grdfin cjon Flanderiz, (ici-même, t. S V , 1936). (3) Die Errtsleltung der Grafschaf f Flandern, I . Die urspriing liclae Gralscha f l Flundern, 864-892 (Berliii, Eberiiig, 1935, 55 p. in-80). 368 BIBLIOGRAPHIE son de la portée du sujet et du caractère de I'oiivrage, h entretenir nos lecteurs du résultat cles recherches de I'4rudit allemand. La question ccritrale que s'est posée M. Sproemberg est la siiivante : Baudoui~i 1 a-t-il reçu du roi de n a n c i a Occidentalis dans la région qui deviendra la Flandre (1) un grand cornmaiidement territorial, supérieur en pouvoir ct eii étendue h un conzifatus ou bien l'autorité dc Baudouin et de ses siiccesseurs immédiats est-elle surtout issue de leur activité propre? C'est à la seconde conclu si or^ qu'oiit abouti les recherches de M. Sproemberg. Il estime, en effet, que Baudouin I: n'a, iii avant l'enlèvement de Judith eri 862, ni après la réconciliation avec Charles le Chauve en 863 occupé ilne situatiori éminente : avant, c'est un vassal royal coinme tant d'autres ; après, c'est un comte (e). Aucuii témoignage contemporairi ne montre Baudouin investi du titre ou de la fonction de marcluis ou de diic. Les faits rendent, d'ailleurs, la chose impossible. 'L'il comiiiandement supérieur 11 attribue B Engerand e t Q Waltcaud, uiie partie des ciiiq yagi iiominativement éiiuinérés et quelques uiis des comtés lion cités : l'est A Engerand, le sud B Waltcaud ; quant à la Flaiidre sensu stricto, elle n'aurait eu aucun R. B. Ph. et H. -24. gus Lirtgorlicus et pagus Lafisceruis). Al. Cir~cnr l2: (Les oriyirzcs du duchi de Bourgogne, t. 1, Dijon, 1925, yp. 182-193) adopte uiie solutioii parallèle. (3) l'p. 108-110. k'olcuiii est l'évêque de Térouaniie (cf. H. VAK M~R -V E K~, H e f bisdom Tertcjactri, Gni~d, 1924, pp. 32-33) : le Mciiipisc faisait * coiiite pc~latiii r clii diiï de Francia. n'ous peiisioiis cepciiduiit que la tradition clcs e forestiers de Flaiidre * avait été définitiveiiieiit liquidde par AI. DE SAINT-LÉGEH (Lu I&ycrrde de Lydéric el des forestiers de Flandre ; BUL-LI:TIS 1)E L A COJI~IISSIOX IIISTOHIQCE D U DÉLBARTE.~~ENT DL' ~' O R V , t. Quüiit ûii a pûlatiiiat des comtes de l'laiiùre, c'est une hypothese dépoiirvue de foiidciiieiit de 31. ti. DI.: MAKTEYEH, L'origine des douze puirs de Frurtce (ÉTCDES HISTOIRE uc RIOYEN AGE DÉDIÉES A GABRIEL h l o x o~, Paris, 1896). hi. E. I < [ t s~s~j , dans les t I3csyrf;r;bunyeii uiid Xiizttigcii u
doi:10.3406/rbph.1937.7458 fatcat:4e72o2oyeveoja6rze7jgjizem