L'âme et ses puissances selon Aristote

Stanislas Cantin
1946 Laval théologique et philosophique  
Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche. Érudit offre des services d'édition numérique de documents scientifiques depuis 1998. Pour communiquer avec les responsables d'Érudit : info@erudit.org Article « L'âme et ses puissances selon Aristote » Stanislas Cantin Laval théologique et philosophique, vol. 2, n° 1, 1946, p. 184-205. Pour citer cet article, utiliser l'information suivante : URI: http://id.erudit.org/iderudit/1019764ar Note : les règles d'écriture
more » ... ègles d'écriture des références bibliographiques peuvent varier selon les différents domaines du savoir. Ce document est protégé par la loi sur le droit d'auteur. L'utilisation des services d'Érudit (y compris la reproduction) est assujettie à sa politique d'utilisation que vous pouvez consulter à l'URI https://apropos.erudit.org/fr/usagers/politique-dutilisation/ Document téléchargé le 13 September 2016 02:44 1. Cité par G. D u m a s Nouveau traité de psychologie, Paria, Alean, 1930, t.l, p.335. 2. 8. T h o m a s , la, q.75, a.l, e. 1. Manière de définir l'âme L'âme se définit à la manière de l'accident. Or la définition de l'acci dent comporte toujours un élément qui ne fait pas partie de son essence, à savoir la substance qui lui sert de sujet. H en est ainsi de l'âme. On ne peut la définir sans faire entrer dans sa définition une entité étrangère à son essence, à savoir le corps qu'elle informe. Car l'âme est une forme. Nous le savons déjà par la définition nominale. En effet, un être animé est un corps vivant. E t puisque tous les corps ne sont pas vivants, comme on le constate par l'expérience, on peut tout de suite affirmer que l'être animé est un être qui, en plus d'être un corps, a cette détermination qu'on appelle la vie, et qui lui vient de l'âme. L'essence de l'âme est donc d'être le principe de vie du corps qu'elle anime. E t celui-ci, relativement à l'essence de l'âme, est le sujet dans lequel elle se trouve, comme la substance est le sujet dans lequel l'accident est reçu1. 2. Notions prérequises à la définition de l'âme а) Les dix prédicaments.-Nous supposons admise la division de l'être fini en dix modes réels, qui sont la substance et les neuf accidents. On appelle substance ce qui existe en soi et non dans un autre comme dans son sujet d'inhérence. On appelle accident ce qui existe dans un autre comme dans son sujet d'inhérence. 1. S. T h o m a s , In II de Anima, l e c t .l (ed . P i r o t t a ) , n.213. 2. Ibid., n.215. 1. S. T h o m a s , In II de Anima, l e c t .l , nn.220-221. 2. Ibid., n. 222. 3. Ibid., nn.223-225. 4. Ibid., n.229. 1. S. T h o m a s , op. cit., lect.2, n.240. 1. S. Thomas, op. cit., lect.4, n.270. 2. Ibid., nn.262-266. 1. J. d e S .-T h o m a s , Curs. phtl., t.3, p.384a28. 2. S . T h o m a s , In II de Anima, lect.5, n.288.
doi:10.7202/1019764ar fatcat:khrmxlnbenesnij2bsiebratsm