Contribution a l'étude des plantes médicinales et leurs utilisations traditionnelles dans le département du Lom et Djerem (Est, Cameroun)

Gisèle Etame-Loe, Charles Ngoule, Berthe Mbome, Catherine Pouka, Jean Ngene, Jacques Yinyang, Cécile Okalla Ebongue, Guy Ngaba, Siegfried Dibong
2018 Journal of Animal &Plant Sciences   unpublished
1 RESUME La flore camerounaise regorge d'une importante réserve de plantes comestibles, ornementales et médicales. La présente étude a été menée pour évaluer la richesse floristique et la biodiversité des plantes médicinales du département du Lom et Djerem et leurs utilisations dans la pharmacopée locale. Les enquêtes ethnobotaniques ont été réalisées en langue française ou locale auprès de 120 personnes au moyen des fiches d'enquêtes. Les données concernant les informations relatives des
more » ... relatives des recettes médicinales ont été collectées selon le canevas standardisé et inspiré des fiches proposées par la banque de données de médecine traditionnelle et pharmacopée PHARMEL. Les échantillons ont été récoltés et conservés selon les techniques de Schnell. L'identification des plantes citées a été validée par les botanistes de l'Herbier National du Cameroun. Cette étude a permis d'identifier 115 espèces réparties en 105 genres et 59 familles. La famille la plus représentée a été celle des Asteraceae (11,32%). Les espèces végétales ont compté 15 types phytogéographiques dont la zone Afro tropicale (31,62 %) a été la plus représentée. Le type morphologique prédominant a été les herbacées (35,04%). Le type de diaspores dominant a été les sarcochores (51,28%). Les feuilles ont été les parties les plus utilisées. La voie orale a été le mode d'administration par excellence des recettes. La décoction (39,18%) a été le mode de préparation le plus employé. La détermination du Facteur de Consensus supérieure ou égale à 50% a permis d'évaluer l'efficacité de certaines plantes médicinales pour le traitement des symptômes: Annickia affinis (50%), Bidens pilosa (50,83%), Manihot esculenta (52,5), Piper umbellatum (60%), Voacanga africana (58,33%). Les métabolites secondaires ont été inégalement répartis dans les plantes avec une prédominance des alcaloïdes (23,23%). Cette étude nous montre le rôle essentiel de la pharmacopée traditionnelle dans le traitement des symptômes et affections. Il serait opportun dans les études ultérieures d'isoler et d'identifier des principes actifs des drogues extraits de ces plantes, qui pourraient conduire à des thérapeutiques efficaces et accessibles à tous.
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