Nature's garden; an aid to knowledge of our wild flowers and their insect visitors; with colored plates and many other illustrations photographed directly from nature by Henry Troth and A. R. Dugmore. Text by Neltje Blanchan [book]

Neltje Blanchan
1900 unpublished
Le genre Hemipneiistes a été établi, en 1835, par Agassiz et n'a été longtemps représenté que par une seule espèce, Hemipneustes striato-radiatus, de la craie supérieure de Maestricht. Ce genre, tel qu'il a été créé par Agassiz, est bien caractérisé par sa forme oblongue, sa face supérieure élevée, son sommet subcentral ; par son sillon antérieur le plus souvent étroit et profond, s'étendant de l'appareil apical au péristome ; par ses aires ambulacraires paires à fleur de test, larges, ouvertes
more » ... à leur extrémité, à zones porifères très inégales, la zone antérieure presque linéaire, formée de pores simples, subvirgulaires, très petits, la zone postérieure beaucoup plus développée, composée de pores inégaux, allongés, unis par un sillon; par son péristome très excentrique en avant, fortement labié, s'ouvrant dans une dépression profonde ; par son périprocte supramarginal, placé dans une excavation plus ou moins prononcée de la face postérieure ; par son appareil apical allongé, semblable à celui des Holaster, et offrant ce caractère particulier que presque toutes les plaques de Hemipneustes OCUlatuS (Drapiez). Cotteau, 1889. (PI. I, ûg. 1.) Echinites oculi, Drapiez, Coup d'oeil minéraloyiquc vl ijéoUxj'uiuc Aur la yruciacc du Hainaut, p. 162, pi. IV, 1823. Espèce de très grande taille, large, dilatée, arrondie en avant, un MÉMOIRES 5 peu acuminée en arrière. Face supëriciire renflée, élevée et gibbeuse en avant, obliquement déclive en arrière. Face inférieure plane, Ibrlenient dépriméeen avantdu péristome, non pulvinée, presque tranchante sur les bords. Soniniet ambulacraire subcentral, un peu rejeté en avant. Sillon anîérieur commençant à peu de distance du sommet, étroit, profond, caréné sur les bords, entamant très fortement Tambitus et se prolongeant jusqu'au péristome. Aire ambulacraire antérieure impaire droite, formée de pores petits, simples, séparés par un renflement granuliforme, s'ouvrant dans de petites fossettes bien marquées, disposés par paires obliques, serrées près du sommet, s'espacant un peu en se rapprochant de l'ambitus. Les zones porifères sont placées sur les parois un peu excavées du sillon antérieur. Aires ambulacraires paires à fleur de test, arrondies, flexueuses» larges, très ouvertes et même évasées à leur extrémité, un peu inégales, les aires antérieures plus longues que les aires postérieures. Zones porifères des aires ambulacraires paires antérieures et postérieures tout à fait dissemblables : zone antérieure excessivement étroite, d'apparence linéaire, formée de pores oblongs, subvirgulaires , transverses, obliques, d'abord très petits, puis s'allongeant un peu en se rapprochant de l'ambitus, disposés par paires transverses, s'ouvrant à la base des plaques. Zone postérieure relativement très large, composée de pores inégaux, les internes arrondis, les externes allongés, étroits, unis par un sillon, séparés par une bande granuleuse et disposés par paires obliques. A quelque distance de l'ambitus, la zone postérieure se rétrécit insensiblement ; les pores deviennent beaucoup plus petits, les paires plus espacées, et ils sont identiques à ceux qui composent la zone porifère antérieure. Tubercules très petits, serrés, scrobiculés, homogènes à la face supérieure, un peu plus gros et plus espacés à la face inférieure et principalement sur les bords saillants et arrondis du sillon antérieur. Quelques-uns, les plus rapprochés du bord, sont largement scrobiculés et entourés d'une granulation fine et délicate. Péristome très excentrique en avant, semicirculaire, muni d'une lèvre anguleuse très proéminente, s'ouvrant dans une profonde dépression du test, à la base du sillon antérieur. Périprocte un peu arrondi, placé au-dessus du bord postérieur, dans Une excavation qui entame l'ambitus et est recouverte à sa partie supérieure par une expansion du test. Appareil apical étroit, allongé, non apparent dans nos exemplaires. 6 SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE « Hauteur, 75 millimètres; diamètre antéro-postérieui*, 187 millimètres; diamètre transversal, 177 millimètres. Rapports et différences. -Cette magnifique espèce présente, dans l'ensemble de ses caractères, quelque ressemblance avec VH. striato-racliatus , de la craie de Maestricht, et dans l'origine, lorsqu'un premier exemplaire nous a été envoyé, il y a quelques années, par notre excellent et bien regretté confrère M. Cornet, nous avons été porté à le considérer comme une variété déprimée et de très grande taille de YH. striaio-radialus ; mais la découverte qui vient d'être faite d'un second individu, admirablement conservé, ne nous laisse, aucun doute sur les différences très importantes qui séparent l'espèce qui nous occupe de VH. striato-radiatus. Ce sont deux types parfaitement distincts, et VH. ocidatus sera toujours rèconnaissable à sa taille énorme; à sa face supérieure gibbeuse en avant et obliquement déclive dans la région postérieure; à sa face inférieure presque plane, tranchante sur les bords; à son sillon antérieur étroit, profondément excavé,. entamant fortement l'ambitus et se prolongeant jusqu'au péristome ; à son péristome muni d'une lèvre plus saillante et plus anguleuse; à son périprocle plus enfoncé. Parmi les autres espèces d'Hemipneustes, nous n'en voyons aucune qui puisse, même de loin, être comparée à VH. ocidatus. Hjstoire. -En 18i23, Drapiez figure cette espèce d'une manière rèconnaissable, mais il n'en donne aucune description ni diagnose, et la considérant comme probablement nouvelle, la désigne sous le nom d'Èchinite ocellé, avec celte^seule indication : « Ciply, calcaire friable ». Figuré aux deux tiers de ses dimensions, l'exemplaire de Drapiez était de taille plus forte encore que nos deux individus, mais il était beaucoup moins bien conservé ; la face inférieure paraît faire entièrement défaut et ne laisse voir ni le péristome ni le périprocte. Aucun doute, cependant, n'est possible sur l'identité de cet échantillon avec ceux que nous avons sous les yeux, et nous n'avons pas hésité à conserver à cette espèce le nom à'ocidatus. Bien que l'ouvrage de Drapiez ne soit pas très rare, il paraît avoir été complètement oublié, et aucun auteur, depuis 1823, à notre connaissance du moins, n'a fait mention de cette espèce. Localité. -Ciply, craie grise, recueillie dans la carrière de la Société anonyme des phosphates exploités sous la direction de M. Caillaux. l^tage sénonien supérieur. Trois exemplaires seulement de cette espèce ont été signalés : MÉMOIRES 7 1" celui figuré par Drapiez. C'est le type de l'espèce et nous ignorons dans quelle collection il se trouve aujourd'hui ; 2" celui que nous a envoyé M. Cornet; 3°l 'échantillon beaucoup plus beau, décrit et figuré dans le présent travail, que M. De l'auw a recueilli et qui appartient à la collection de l'Université libre de Bruxelles. Explication des figures. -Planche I, figure 1, Hemipneustes oculatus, vu de profil, laissant voir la région buccale de la face inférieure; figure 2, face supérieure; figure 3, portion de la face inférieure. En outre du type que nous venons de décrire, nous connaissons huit espèces d'Heinipiieiistes , dont voici la diagnose : Hemipneustes striato-radiatus (Leskc), d'Orbigny. Abondante dans la craie supérieure de Maestricht, cette espèce est très répandue dans les collections. C'est elle qui a servi à établir le genre; elle est bien caractérisée par sa forme renflée, très convexe, Localité. -Le Gros-Peyroou près Martigues(Bouches-du-Rhône). Très rare. Sénonien inférieur. Coll. Cotteau (M. Martin). iO SOCIÉTÉ ROYALE MALACOLOGIQUE DE BELGIQUE Hemipneustes tenuî^orus (sp., 1860), Cotteau, 1889. Cardiaster tenuiporus, Cotteau et Triger, Échinides du département de la Sarthc, p. 312, pi. LU, 1860. Heteropneiistes tenuijMJ'HS, Pomel, Classification méthodique et Gênera des Echinides vivants et fossiles, p. 46, 1883. Hemipneustes Cotteaui, Lambert in Peron, Gauthier et Lambert, Terrain de craie du bassin anglo-parisien, p. 275, 1887. Ce n'est pas sans quelque doute que nous avons, dans l'origine, placé cette espèce et la précédente dans le genre Cardiaster. Ni l'une ni l'autre de ces espèces n'offrent, vers l'ambitus, la trace du fasciole qui caractérise le genre. Il nous paraît beaucoup plus naturel de la Acanthias Mioisteri, Daim. Squalina îambertiniana. Daim.
doi:10.5962/bhl.title.10983 fatcat:2d6ww556sjbdjomkhyu2ppad4i