Pedro Alberto García Bilbao, Migraciones Forzosas: análisis de un concepto

Aubin Gonzalez
2013 Essais  
Migraciones Forzosas: análisis de un concepto », Essais [En ligne], 3 | 2013, mis en ligne le 01 septembre 2021, consulté le 08 septembre 2021. URL : http:// journals.openedition.org/essais/9574 ; DOI : https://doi.org/10.4000/essais.9574 Essais Pedro Alberto García Bilbao, Migraciones Forzosas: análisis de un concepto, Silente Academica, Madrid, 2011, 94 p. Cet ouvrage du sociologue Pedro Alberto Garcia Bilbao propose d'analyser le concept de « migration forcées » depuis la perspective globale
more » ... des sciences sociales. L'objectif est clair : il s'agit d'identifier d'emblée ce dont on parle lorsqu'on se consacre à l'histoire et aux théories migratoires. En effet, les études migratoires constituent un champ de recherche avec une singularité qui repose sur la transdisciplinarité au sein même des sciences sociales. Cependant, cette dimension transdisciplinaire soulève de sérieuses questions quant aux usages du concept de migrations et aux catégories qu'il met en jeu. Outre le fait d'entendre la « migration » comme un processus de mobilité qui, de façon analogue, présente un caractère exclusif et inclusif, l'analyse du concept met en relief une tension entre deux objets : les individus et la dimension collective d'un phénomène migratoire. Ceci, car la migration traduit généralement un phénomène de déplacement de populations en masse, recoupant ainsi la définition de ce que l'on appelle la « déportation » ou encore l'« exil ». Cette manière d'entendre le concept suppose part ailleurs d'ôter toute volonté aux sujets dans le processus de mobilité, alors même que « émigration » et « immigration » tendent à démontrer le contraire dans leurs acceptions. Loin de restreindre cette mobilité à un cadre géographique, c'est en rappelant les apports de la sociologie, de la démographie ou de la géographie humaine que le « déplacement d'un groupe ou d'un individus » s'explique aussi en terme de mobilité sociale, internationale, intrarégionale, etc. Dès lors, qui s'intéresse aux théories migratoires se trouve confronté à un objet hybride et surtout difficile à cerner 2 . Pour Garcia Bilbao, identifier ce dont nous parlons signifie donc gagner d'avantage en précision topologique. La compréhension évidente des modalités de chaque mobilité permet en outre de rendre les catégories avec lesquelles on désigne les vagues migratoires plus ou moins opérantes suivant les cas de figure. Ainsi, certains de ces cas, comme l'exil par exemple, présenterait un caractère obligatoire et involontaire à la différence d'autres cas (migrations du travail), où la motivation individuelle et/ou collective serait manifeste. Cette distinction, qui est d'ailleurs reprise par les institutions internationales, et les nuances qu'elle peut présenter correspondent aux catégories de vagues migratoires. Cependant, il semble que cette distinction catégorielle entre migrations
doi:10.4000/essais.9574 fatcat:qwveskrzx5c57o73gpo3fwfak4