L'évolution de la métrique dans la poésie arabe contemporaine. L'exemple d'Adonis1

Salam Diab Duranton
2010 Bulletin des etudes orientales  
Référence électronique Salam Diab Duranton, « L'évolution de la métrique dans la poésie arabe contemporaine. L'exemple d'Adonis », Bulletin d'études orientales [En ligne], Tome LIX | octobre 2010, mis en ligne le 01 octobre 2011, consulté le 01 octobre 2016. URL : http://beo.revues.org/188 ; DOI : 10.4000/beo.188 Ce document est un fac-similé de l'édition imprimée. © Institut français du Proche-Orient L'ÉVOLUTION DE LA MÉTRIQUE DANS LA POÉSIE ARABE CONTEMPORAINE : L'exemple d'Adonis 1 Salam
more » ... 'Adonis 1 Salam DIAB DURANTON École Normale Supérieure (Lyon) Depuis une cinquantaine d'années, la poésie arabe a connu une série de mutations qui l'ont conduite de la métrique traditionnelle au vers dit libre et au poème en prose. Cette métamorphose progressive s'observe tout particulièrement dans l'oeuvre d'Adonis. Si son vocabulaire demeure tributaire de la langue classique, sa métrique s'est détachée progressivement du vers traditionnel pour expérimenter des formes très originales. Cette évolution toute personnelle, n'en a pas moins été sensible à l'air du temps, c'est-à-dire aux transformations de la poésie arabe moderne dans son ensemble. On constate en effet une profonde similitude entre le parcours personnel d'Adonis et celui des autres poètes, ses contemporains, particulièrement en ce qui concerne la métrique. On n'oubliera pas d'ailleurs que, très tôt, Adonis a été considéré comme un des chefs de file de l'école poétique moderne. Étudier l'évolution de la métrique contemporaine à travers l'oeuvre d'Adonis paraît donc s'imposer. Certes, cette évolution a déjà pu être étudiée d'une manière générale, mais ses derniers développements n'ont pas encore fait l'objet d'une analyse approfondie, et c'est ce à quoi nous nous attacherons dans cet article. 6. Rappelons qu'en métrique classique, toute syllabe est longue en fin de vers. 7. Il faut bien entendu minimiser au maximum le recours aux orphelines, sinon toutes les syllabes risquent de l'être. 8. Il s'agit d'une syllabe longue qui vient se rajouter en fin du vers.
doi:10.4000/beo.188 fatcat:ajynvokm7ffgxj6ukuakteuggq